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282 LES LYONNAIS AU COLLEGE DE JUILLY « toutes nos aumônières et d'abandonner nos menus plai- « sirs aussi longtemps que vous le jugerez convenable. Veuil- « lez, mon Révérend Père, excuser notre hardiesse et nous « permettre de nous dire, de Votre Révérence, les écoliers « les plus respectueux (1). Désireux de mettre fin à ces dissentiments regrettables, dont nous n'avons pu découvrir le motif, désireux aussi d'attacher plus complètement encore les élèves à leur col- lège, le P. Sauvage fit droit à la requête en laissant intactes les aumônières. Dès le 4 novembre (2), les travaux de transformation du parc reprirent avec une nouvelle activité. Quatre hommes (1) Suivaient 23 signatures : Antoine Genthon, François Terray, Jean- Jean-Baptiste de Coud, Claude Dulieu, Pierre Terray, Pierre Arcbain- bault, Louis Fabry, Pierre de Colonies, Paul, François, Augustin, Alexandre, Antoine Bonnet, de Montigny, de Blumonstein, de Pusignan. Après ces 16 noms lyonnais, on voit 3 dauphinois : le baron des Adrets, Desçranges, Nugues; 2 bordelais, Arnaud et Thibault ; 1 lorrain, de la Turicque; 1 flamand, Jacques Wanderbounivens. (2) Le 24 janvier 1723 payé à François l'Artésien et à ses associés pour leurs ouvrages, depuis le 4 novembre jusqu'à ce jour, au nouveau jeu de paume 198 livres 5 sols. Le 28 février payé à François Armery de Saint-Mard et ses consorts pour leurs ouvrages à rendre unie l'allée depuis le 3 e pont du grand fossé jusqu'à la Sablonnière 160 livres 11 sols 6 deniers. — Payé 120 livres à Nicolas Salois et ses associées pour les terres remuées afin d'élargir et rendre unie l'allée depuis le pont près de M. de Juilly jusqu'au pont du berceau. — Payé 260 livres 4 sols à Poittevin et ses six femmes pour l'entreprise qu'il a faite de mettre l'allée du milieu de niveau. Ce dernier travail ne fut achevé qu'en juin 1727. On acheta les ormes 1 livre 10 sols pièce au maître jardinier Denis Gouffé, logé à Bonneuil près Gonesse. On en prit encore 172 au Pré Saint-Gervais, près de Pantin. On donna, pour les planter, 18 sols par trou à François Armery. La dépense montait à près de 2,500 livres.