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                  LA VERRERIE DE ROANNE                    269

y est intéressé, je vous supplie de vouloir y mettre quelque
arrangement. Je ne comprens pas même comment le
sr Girando ose proposer de vendre son charbon 26 livres la
voye, tandis que je sçai certainement que des particulliers
du voisinage de Saint-Rambert en sont venus offrir à 16
livres, 17 et 18 tout au plus, rendu à Roanne.
   J'ai l'honneur d'être avec respect, Monseigneur, votre
très humble et très obéissant serviteur,
   (Archives du Rhône, C. 14),                   HUE.




                              XI

                         7 Août 1745.


          Monsieur,

   J'arrive de Paris où j'ai vu M. Le Tourneur, intendant
du commerce, pour le solliciter de faire son rapport au sujet
d'une requête qu'il a eue entre les mains, et qu'il vous a
renvoyée, Monsieur, concernant la police de nos ouvriers
et l'ordre de notre verrerie, il m'a dit qu'il n'attendoit pour
nous faire expédier l'arrêt que nous demandons, que votre
avis, et que vous n'en aviez point encore fait le renvoy. Je
vous supplie donc, Monsieur, de vouloir bien penser à cet
article extrêmement important pour nous. La verrerie qui
s'établit à Beauregard proche Villefranche nous débeauche des
ouvriers que nous avons fait venir à grands frais de fort loin,
ce qui est contre toutes les loix et les arrêts rendus, ils ont
même poussé la témérité jusques à faire des offres au fils
de celuy au nom de qui est notre privilège, qui est associé
pour une part, ce jeune homme travaillant comme chef