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UNI-: PARTI)•: D)-: BAKKKS AUX BROTPAUX 107 il trouvait des fervents dans le monde fashionable et même dans les cours. M. Frédéric Masson, rapporte, au sujet d'une partie de barres, une amusante anecdote sur les débuts de Mlle Duchesnois, la célèbre actrice : « Vers le commence- ment du Consulat, un jeune élégant, qui venait de faire un héritage, emmène ses amis fêter sa nouvelle fortune dans une maison de campagne aux environs de Saint-Denis. On déjeune, puis on essaye de chasser; bientôt l'on s'ennuie. On envoie chercher alors dans une maison connue de la Chaussée d'Antin, de ces personnes complaisantes et tou- jours disposées à faire un bon repas. Chacun choisit sa chacune; on joue aux barres dans le parc. . . (1). » C'est à cette partie de barres que Mlle Duchesnois dut sa célébrité. Et plus loin (2), l'historien du premier Empire raconte que Napoléon I er , malgré ses quarante ans, avait remis à la mode les anciennes parties de la Malmaison et jouait aux barres avec ' la jeune impératrice Marie-Louise. Il y a cinquante ou soixante ans, dans les campagnes lyonnaises, on jouait encore aux barres en famille; ce jeu alternait avec les boules. Notre aimable et érudit collègue, M. Auguste Bleton, se souvient avoir vu dans son enfance organiser des parties de barres à la campagne, pendant la vêprée; les hommes, les jeunes gens, les dames et les demoiselles y prenaient part. Puitspelu, dans ses Vieilleries lyonnaises, s'étend longue- ment sur les luttes, le quinet, les boules et les joutes; comment a-t-il pu oublier les barres ! Un curieux document conservé dans une ancienne famille lyonnaise vient nous apprendre de quelle façon le jeu de barres (1) Frédéric Masson, Napoléon cl les fan mes, t. I' r , p. 98. (2) Idem, p. 271.