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ORIGINES DE J.UGDUNUM. 409 cule suffixe de collocation ac. On a ainsi : Philul-n, Phihd-nca « la pil-petite », « la pil-petite-lieu », Durant l'autonomie gau- loise, le dernier a pu désigner le groupe dont il faisait partie. Féol ctFilioly sont cymriques. Je donnerai de celte origineune plus ample démonstration dans un des chapitres suivants. Cf. le lat./aZ-ae, phal-œ, gradins, étages d'un amphithéâtre; fr. fal-sà se, rive escarpée. — Poype (la), qualificatif de monticules factices en Domhes et en Bresse, donne sans l'e muet poip, guna de pep, pip, par la loi des muabfes, beb, bib (I), et se prend, si l'on en juge par ce qu'il qualifie, pour élévation, colline ou montagne isolée. La Gaule de l'est et du nord offre poijp-e, notre qualificatif dombaï; Bob-ins (les), dansl'cstdu massif d'Dchon, enSaônc-et- Loire (2) ;.Peup-in (le champ), partie du plateau de Moydon, en Franche-Comté, remarquable par une poype immense (3); Poup- et (le mont), sur lequel, la nuit qui précède la Trinité, les Sali- nois montent pour assister au lever de trois soleils (4) ; Pop-éo, Poup-ce (le mont), dont il est question dans le cartulairede Sa- Mag-mms, forme diminutiye différente; dans le Cisalp. Cnfull-ns, du simple Cat-us, le Calt-os des monnaies lixovicnncs, îe Co(-us on Cott-us des Alpes, le Cof-ys des Thraces ; dans le Lcmovic, SedtiM-us (Numism.), ScduIZ-ius (Comment.), du simpl. inusit. Sed-usou Sid-us, céleste, féerique, héroïque. Le néa-ecltique a conservé de très-anciens diminutifs en ol comme grôz-ol, gravier, Vann. (V. M. Monin, Monuments des idiomes gaulois, 258.) (1) Cf. vaiç-a, vic-xis, oTx-oç ; vain-a, vin-wn, olv-oç ; fid-cs, fid-ns, fœd-vs (foedus) ; bib-erc, boi te, vid-cre, voi-r, etc. (V. Bopp, Grctmm. comp., § 36, I, traduct. de M. Bréal.) (2) M. Hanès, Ouvr. cit. — Uchon vient lui-même du cymr. ane. tich, élevé ; uchdan, en gacl., se dit pour un groupe de montagnes. (3) Le plateau de Moydon est couvert tout entier de tumu'.us. (M. Tou- liin, Champs sacrés, 22.) (4) ld., 11.