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LE CHATEAU DU PERRON. 363 siècle, mort en 1183, inhumé dans l'église de Saint- Etienne, est le premier possesseur de ce domaine dont le nom soit arrivé jusqu'à nous. En mourant il avait laissé aux pauvres de Lyon une aumône de vingt-cinq sols qui devaient être distribués chaque année, et avait stipulé que cette rente, hypothéquée sur sa maison située au cloître de Saint-Jean, le serait aussi sur ea terre du Perron, à Oullins. Issu d'une famille distinguée, Eobert Ruffi portait dans ses armes : D'argent à trois pals de gueules, à la bande d'azur, chargée de trois besants d'or sur le tout. Depuis cette époque jusqu'au XVIe siècle, on ne trouve aucun détail sur cette terre seigneuriale ; on sait seule- ment qu'en 1448 et le 14 février, Jean d'Amanzé, cha- noine fondé de pouvoir de l'archevêque Charles de Bour- bon, vendit à Jean Jaillard quelques parcelles de fonds et une mure on emplacement sur lequel était autrefois une, maison nommée du Perron. M. Debombourg, dans son Atlas historique du dépar- tement du Rhône, cite bien encore un Marc du Perron qui aurait été propriétaire de cette terre en 1449, mais on ne trouve aucun document sur son origine et sur sa vie. Avant de commencer l'histoire de ce château, c'est ici, je crois, le lieu de chercher pour quelle cause on lui donna ce nom du Perron. On sait qu'à partir du XIII e siècle et surtout pendant le XVe, les perrons jouèrent un rôle important dans les châteaux. « Au moyen-âge, dit M. Viollet-le-Duc (1), le perron (1) Voyez Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XV" au XVI' siècle.