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ARCHIVES JUDICIAIRES DE LYON, 345
Un nommé P. F. Garnier avait été commis par le roi
pour l'exercice de la moitié du greffe manualiste de la
sénéchaussée et du Siège Présidial en 1763. Il avait fait
agréer en 1766 par le Tribunal comme expéditionnaire
un ancien commis sans fortune appelé Drevon et qui,
malgré son âge avancé, prit fantaisie de se marier en
secondesâ„¢noces avec une jeune fille de Lyon. Garnier, que
ce projet d'union contrariait, craignit que son commis ne
fût tenté d'abuser de sa confiance; n'ayant pu, sur une
première demande, obtenir un rendement de compte, il
révoqua sa procuration, présenta comme nouveau com-
mis-greffier Léonor Huet et obtint une ordonnance du
sénéchal qui l'autorisait à faire mettre les scellés dans
le domicile de Drevon. Après l'information ordinaire de
vie et moeurs et la prestation du serment de vivre et
mourir dans la religion catholique, apostolique et ro-
maine, d'être fidèle au roi et d'observer les ordonnances,
arrêts et règlements relatifs à l'exercice du greffe ma-
nualiste, Huet fut installé dans ses fonctions le 5 octobre
1167.
La surveillance dès-Grandes Archives de la sénéchaus-
sée n'était alors dans les attributions d'aucune personne
spécialement désignée et responsable. Les clefs en pas-
saient dans les mains de quiconque avait besoin d'y pé-
nétrer. On avait laissé tomber en désuétude les anciens
usages concernant l'entretien et la conservation de ce
dépôt. En 1776 le syndic de la ville de Saint-Chamond
ayant eu besoin de la copie d'une transaction notariée
intervenue en 1671 entre le seigneur de Saint-Chamond
et les habitants de la communauté de cette ville, relati-
vement aux communes du Fay, à la banalité des fours