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332 LE MAJOR-GÉNÉRAL MARTIN, PAR M. F O à A T I E R . JEAN CLÉBERGER, PAR M. L E P I L \ D . Le modèle de la statue du major-général Martin est exposé depuis quelques jours au jugement du public, dans la cour du palais Saint-Pierre. M. Foyalier a chez nous une éclatante revanche à prendre pour se faire pardonner sa statue de Jacquard, que l'on devrait bien jeter à la fonte dans l'intérêt de la réputation de l'auteur de Spartacus. Le modèle du major Martin que nous avons sous les yeux réa- lise-t-il toutes les conditions voulues pour être accepté parla ville? nous ne lepensonspas, sans d'importantes modifications. Le général est représenté debout, la main gauche sur son cœur et tenant de l'autre main son testament et le plan de La Martinière. Le manteau qui voile presque en entier, et fort adroitement selon nous, le costume anglais porté par notre compatriote, est lourd et prétentieux d'ajustement. Le corps est rejeté en arrière et la position des pieds nous fait douter que le major puisse se tenir debout. Les bras sont courts. A en croire certain pli, les jambes sont attachées si haut qu'il n'y a plus de place pour le ventre. Cette partie est restée à l'état d'intention. Le major Martin, si nous nous en rapportons au portrait que possède sa famille, n'avait pas une constitution si forte que celle que lui a prêtée M. Foyalier. Pourtant, nous devons le dire, l'aspect géné- ral de celle statue ne manque point de noblesse; elle sa- tisfait par l'ensemble plus que par les détails; la tête a de la fermeté et de l'expression. A côté de Jacquard, certaine- ment c'est un progrès. Nous aimons à croire que celle slatue n'est point destinée à orner une de nos places, mais bien à figurer dans la cour