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 eux, entre les puissances expiralrices et les muscles qui font
varier le diamètre de la glotte, un consensus d'action,
en vertu duquel la largeur de cette ouverture se proportionne
à la vitesse du courant d'air pour assurer la conservation du
même ton ; il s'établit entre la vitesse de l'air et la largeur de
l'orifice qu'il traverse une compensation destinée à neutraliser
l'influence qu'exerce sur le ton la différence d'énergie du sou-
fle. Nous citons aussi souvent qu'il nous est possible, les pro-
pres paroles du Mémoire, parce que, outre l'originalité des
faits qu'il révèle, il est écrit avec un rare bonheur d'expres-
sion, une clarté qui rend faciles, môme pour les hommes
étrangers à l'art, des connaissances qu'il est utile de vulgari-
ser.— Ainsi donc, lorsque deux éléments sont en jeu pour
concourir au même but, la compensation s'opérant entre eux,
le nombre des vibrations ne change pas, ce qui assure la con-
servation du ton.
   La véritable pierre de touche pour un système, c'est l'in-
terprétation des phénomènes pour lesquels il a été imaginé.
Nos compatriotes, avant de proclamer eux-mêmes la vérité
de leur doctrine, l'ont soumise à une série d'expériences et
d'épreuves desquelles elle est sortie triomphante. Nous re-
grettons de ne pouvoir les suivre, soit qu'ils aient recours
aux études comparées, à l'examen physiologique des organes,
soient qu'ils se livrent à l'analyse des fonctions, ou à l'appré-
ciation des puissances étrangères capables de les aider ou de
les modifier dans leurs résultats.
   Si, lorsque les faits leur paraissent rentrer pleinement dans
le système comme dans le cas dont nous venons de par-
ler, si lorsque leur système donne une théorie très rationnelle
des faits, MM. Diday et Pétrequin sont précis, rigoureux
dans leurs conclusions, ils ne montrent plus la même assu-
rance, ils ne veulent pas s'exposer à émettre des opinions
hasardées, lorsqu'il s'agit de phénomènes dont le mécanisme