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2H5 tle cent douze erreurs, plus ou moins grossières, échappées à l'ouleur d'Athènes Mais son ouvrage, à l'époque où il le publia, ne manquait pas d'un certain mérite. Guillet fil usage des renseignements qu'il obtint des PP. Simon et Barnabe, et il cite un monument, le Phanari ton. Diogenis (1), qui n'exis- tait déjà plus du temps de Spon (2). L'abbé Fourmont recueillit, plus lard (1728) un grand nombre d'inscriptions qui, dans l'Attique, avaient échappé à Spon et à Whcler, ou bien furent déterrées depuis eux (3). Il en trouva aussi dans le Péloponnèse, où les deux voyageurs n'avaient point pénétré (4). À la page 243 du second volume, Spon écrit en passant qu'il iit imprimer (en 1G76) une Relation du 11. P. Rabin, jésuite de la maison d'Athènes. Mais l'objet de cette Relation, nous ne le savons pas ; il est manifeste seulement qu'il s'agissait, entre autres choses, de la position des jésuites dans la capitale de l'Attique. Si cet écrit du P. Rabin parut séparément, ou dans quelque recueil, c'est ce que nous ignorons. Le pèlerinage scientifique de Spon dura,comme nous l'avons dit, près de deux a n s ; voici en quels nobles termes il raconte son retour : « Nous arrivâmes heureusement à Lyon, où je rendis d'abord grâces à Dieu de m'avoir p r é s e r v é , pendant mon voyage de vingt-deux mois, de tous les accidents auxquels l'expérience fait voir que tous les voyageurs sont sujets. M. Wheler a rapporté plus de mille rares plantes de ce voyage, el moi j'en reviens chargé de plus de deux mille inscriptions, tant de l'Italie que de la Grèce, qui n'ont point encore vu le jour dans nos livres (5). •• (1) Lanterne de Diogène. (2) Itinéraire, Introd., pag. chiij. (5) Mém. del'Acad. des Inscript., tome XVIII, pag. 458. (4) Ibid., pag. 440. (5) Voyage, tome II, pay. 587.