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'277 molli' principalement il avait écrit son volume, jugeait en ces termes les historiens de Lyon : >< Quoique Paradin ait eu du mérite, de la curiosité et de la lecture, on n'a pas laissé de trouver (sic) à redire sur beau- coup de choses qu'il a avancé (1) dans l'Histoire de cette Ville ; et de Rubys surtout, qui semble vouloir établir sa réputation sur la ruine de celle de Paradin, et qui a néanmoins commis des fautes plus grossières que celles qu'il lui reproche, lors- qu'il dit que Caracalle, Héliogabale et Alexandre éloient tous trois des enfants de Sévère, et. en un autre endroit, où il prend liibracLe pour Bosledu ; il ne faut pas être trop versé dans l'histoire pour savoir que c'est la ville d'Aufun. « Le P. Sainl-Aubin a aussi composé une Histoire de Lyon, qui semble un sermon ou un panégyrique perpétuel, tant il a eu soin d'accabler le lecteur de fleurs de rhétorique. « Le U. P. Meneslrier a fait un Eloge historique de Lyon, où la gloire et la puissance du Consulat éloil assez solidement établie, sans en chercher l'origine plus haut que nos rois, chez les Romains ; car cette inscription citée par Grulerus, où il y a LEGATO IMP. NERVAE. TRAIANI. CAESAIUS. AUG. GEUMANICI. DACICI. PROVINCIAE LVGDVNENSIS. CONSVLI. etc. , ne parle point d'un Consul de la Province de Lyon, mais d'un lieutenant pour l'empereur Trajan, encolle province, qui avoit aussi eu la charge de consul. » Symphorien Champier, médecin célèbre cl écheviïi de colle Ville, a écrit, au commencement du XVe siècle, quel- ques petits traités de claris Lugdunensibus, et de Antiquilate urbis Lugdunensis , qui sont assez curieux, selon le peu de lumières qu'on avoit alors par le défaut des livres, l'impri- merie ayant été treuvée peu de temps auparavant. » On lit imprimer, il y a une quarantaine d'années, une traduction françoise, ou un extrait de ce qu'il en avoit dit, (1) Avancé, pour avancées ; c'était une faille très connii'iiic, an siècle de Spon, et on lu retrouve dans de bons écrivains.