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molli' principalement il avait écrit son volume, jugeait en ces
termes les historiens de Lyon :
    >< Quoique Paradin ait eu du mérite, de la curiosité et de la
lecture, on n'a pas laissé de trouver (sic) à redire sur beau-
coup de choses qu'il a avancé (1) dans l'Histoire de cette Ville ;
et de Rubys surtout, qui semble vouloir établir sa réputation
sur la ruine de celle de Paradin, et qui a néanmoins commis
des fautes plus grossières que celles qu'il lui reproche, lors-
qu'il dit que Caracalle, Héliogabale et Alexandre éloient tous
trois des enfants de Sévère, et. en un autre endroit, où il prend
liibracLe pour Bosledu ; il ne faut pas être trop versé dans
l'histoire pour savoir que c'est la ville d'Aufun.
   « Le P. Sainl-Aubin a aussi composé une Histoire de Lyon,
qui semble un sermon ou un panégyrique perpétuel, tant il
a eu soin d'accabler le lecteur de fleurs de rhétorique.
   « Le U. P. Meneslrier a fait un Eloge historique de Lyon, où
la gloire et la puissance du Consulat éloil assez solidement
établie, sans en chercher l'origine plus haut que nos rois, chez
les Romains ; car cette inscription citée par Grulerus, où il y
a LEGATO IMP. NERVAE.          TRAIANI. CAESAIUS.        AUG. GEUMANICI.
DACICI. PROVINCIAE LVGDVNENSIS. CONSVLI. etc. , ne parle point
d'un Consul de la Province de Lyon, mais d'un lieutenant
pour l'empereur Trajan, encolle province, qui avoit aussi eu
la charge de consul.
   » Symphorien Champier, médecin célèbre cl écheviïi de
colle Ville, a écrit, au commencement du XVe siècle, quel-
ques petits traités de claris Lugdunensibus, et de Antiquilate
urbis Lugdunensis , qui sont assez curieux, selon le peu de
lumières qu'on avoit alors par le défaut des livres, l'impri-
merie ayant été treuvée peu de temps auparavant.
   » On lit imprimer, il y a une quarantaine d'années, une
traduction françoise, ou un extrait de ce qu'il en avoit dit,


  (1) Avancé, pour avancées ; c'était une faille très connii'iiic, an siècle de
Spon, et on lu retrouve dans de bons écrivains.