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                               1.10
peuples des défiances et des oppositions';' Qu'on se rassure :
les autres peuples reconnaissent, comme la France, que l'é-
poque des envahissements et des grands faits d'armes est
passée ; ils savent que nous sommes au temps des pacifiques
conquêtes du progrès industriel et du perfectionnement so-
cial. Ils considèrent donc plutôt la France comme leur allié
naturel et comme leur défenseur que comme leur ennemi. Et
ils ont raison ; car la France est exemple de forfanterie et
d'ambition, aussi bien que de faiblesse et de peur. Nous ne
porterons donc plus, à l'avenir, nos drapeaux et nos canons
chez les autres peuples. Nous prendrons nos frontières sur le
Rhin, parce que là est la limite que la Providence semble
nous avoir préparée ; notre ambition et nos envahissements
n'iront pas plus loin.
   Si donc la France se fait puissante et forte, si elle accroît
et développe sa marine, les peuples n'auront pas à s'en alar-
mer ; elle agira dans l'intérêt commun.
   En présence des graves éventualités qui menacent et des
nécessités qu'elles imposent, il convient d'examiner quelle
est, en ce moment, la force maritime de la France, afin de
reconnaître si cette force est assez importante pour résister
aux dangers qui, d'un moment à l'autre, peuvent surgir. Tel
est le but de cet écrit. Dans le cas où cette investigation don-
nerait la preuve que le pouvoir maritime de la France doit
être renforcé, il faudrait rechercher quels moyens seraient
capables de ramener les choses à une plus favorable situation.
Celte étude serait l'objet d'un travail ultérieur qui, plus tard,
pourrait compléter celui que nous publions aujourd'hui.



                               II.



   Le grand ministre qui contribua si puissamment à l'illus-
tration du rèsnc de Louis XIV, Colherl, avrû! ro'npri? l'im-