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    Quelqu'ait été, du reste, l'éparpilleinent des eaux, par
suite de leur subdivision en une série de courants divergeants
les uns vers la Méditerranée, les autres vers l'Océan, on
donnerait cependant une valeur trop mesquine à leur vo-
lume, si l'on supposait qu'elles ont débouché simplement dans
les plaines languedociennes par les vallées de l'Hérault, de
rOrb, du Libron et autres aboutissants analogues ; leur allure
était bien plus franche et la nappe se déversait simultané-
ment en forme de grande cataracte du haut de l'arête ro-
cheuse qui forme l'horizon septentrional de cette partie de
la France; c'est, du moins, ce que démontrent les profondes
excoriations que l'on remarque, non seulement sur toutes les
rampes qui y aboutissent, mais encore sur son faîte, et les
pentes respectives du terrain ont seulemeut ensuite partagé
leur masse entre les cours de l'Hérault et de l'Orb. Du côté
de Laurence, entre autres, ces eaux ont couvert le sol d'un
épais manteau de blocs calcaires, de quarz laiteux ou veiné de
différentes couleurs, et d'autres roches ayant jusqu'à 1 mètre
de long. Quelques dénudations laissent distinguer une strati-
fication dans ce manteau, et ce qui est bien plus digne de
remarque, c'est que des lits presqu'enlièremenl composés de
gros cailloux de grèshouiller reposent sur des lits de cailloux
différents et amenés à un plus grand état de division. Il y a
donc encore eu dans ces plaines basses, comme dans les val-
lées, comme sur les hauts plateaux, un retard dans l'arrivage
successif des matériaux, suivant la longueur de la route qu'ils
onteuà parcourirelsuivant leurvitesse d'impulsion. Cependant
l'identité qui persiste depuis Nismes jusqu'à l'étang de ïhau,
fait voir que les eaux qui arrivaient des sommités de la France
centrale se sont réunies à celles qui affluaient du bassin du
Rhône, et que c'est sous leur influence combinée qu'ont été
déposées les assises successives d'une terre à pisé, tantôt
blanchiUrc, tantôt ferrugineuse et rouge, comme les terres