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1581, Jean Pillehotte.
1585, Symphorien Beraud et Etienne Michel, in-fol.
En 1550, Sebastien Gryphius, père d'Antoine, imprima une
Bible latine catholique, 2 vol. in-fol.
C'est ici que s'arrête la série des nombreux ouvrages du
doyen de Beaujeu ; il fut un homme savant à la manière de
son é p o q u e , c'est-à -dire, lourd et diffus; dans tous ses tra-
vaux , il y a peu de résultats importants. J'ignore l'époque
de sa mort.
Le fameux P. Coton (1), qui fut en correspondance avec
l u i , n'est point étranger à nos contrées. Il était né dans le
Forez , à N é r o n d e , en 1564. Il commença en 1590 ses
études théologiques à L y o n , avec beaucoup d'éclat, et fut
remarqué de ses supérieurs qui voulurent de bonne heure lui
conférer les ordres sacrés , afin qu'il pût utiliser dans la tri-
bune évangélique l'éloquence naturelle qui brillait en lui.
Promu au sacerdoce, à la fui du c a r ê m e , il prêcha d'abord
aux fêtes de P â q u e s , et, pendant l'Avent de la même année
fit chaque jour un sermon à Saint-Paul. « Et erat sane in eo
studium multiplex, dit le P. Piovier, quod illum fama r e d -
deret non inferiorein. Quœrebat qua3 diceret diligentissime
inveniebat féliciter, disponebat dilucide, ornabat floride
pronunciabat venustissime , meminerat conslantissime (2). »
Il remplit encore avec éclat la station du carême de 1592
dans l'église de Sainl-Paul, et depuis , cet apôtre infatigable
ne passa aucune année de sa vie sans exercer un ministère
qu'il croyait si utile au salut des âmes. Sur la fin de sa
théologie ( 1 5 9 3 ) , ses supérieurs voulaient qu'il renonçât
(1) La Biogr. univ. écrit Cotton ; c'est une faute. Les PP. Rovier et d'Or-
léans ne mettent qu'un t, ainsi que les titres des ouvrages du jésuite Foré-
sien. Je dois excepter pourtant le titre des Sermons.
(2) De Vita Patris Pétri Cotoni e soc, Jesu; Mathieu Libéral, 1660,in-8°
p. 25-27. — Pierre-Joseph d'Orléans , la Vie du père Pierre Coton, de la com-
pagnie de Jésus, confesseur des roys Henri IV et Louis XIII; Paris, Estienne
Michallet, 1688 , in-8°, pag. 23-25.