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Et quacumque loca jacenl
Sores vellera nobiles.
( SÉNÈQCE. TIIYKRT , ACÃ. u ),
Varon, appelait les robes de gaze, loga vitrea.
Publ. Syrius , les nommait ventus textilis, nebula lintea ;
vent tissu, toile vaporeuse.
Pline l'ancien ( 1 ) , d i t : Tarn ïonginquo orbe petitvs, ut in
publico matrona translucet, ut devudet fœminis vestis. Les fem-
mes montraient en public leurs formes sous ces vêlements
transparents.
Heliogabale , fut le premier empereur qui porta une tuni-
que d'étoffe de soie , ainsi que le lui reprocha Lampride.
La loi de Vestibus Holoscricis, nous apprend que les Ro-
mains connaissaient l'art de teindre et de tisser la soie.
Les empereurs Valentinien , Valens et Gralien , défendi-
rent de porter des vêtements tout en soie.
D'anciens auteurs ont avancé que Pamphilie., fille de Platis,
roi de Ceos , fut la première qui trouva l'art de filer la soie et
d e l à lisser bien avant les Chinois ; mais la prétendue soie de
Ceos n'était vraisemblablement qu'un coton l i n , tel que le
Continent et les îles de la Grèce , ainsi que l'Asie Mineure, le
cultivent encore de nos jours.
Les Pères de l'église des premiers siècles, déclamèrent
long-temps contre le luxe des vêtements de soie. Ce ne fut
que vers le milieu du VI e siècle, sous le règne de Justinien ,
qu'on connût le ver à soie et le mûrier blanc dont il se nour-
rit. Avant ce t e m p s , les chenilles du p i n , du chêne et du
frêne étaient communes dans les forêts de l'Europe et de
l'Asie. On recueillait leurs cocons, on les filait pour en fabri-
quer quelques tissus légers ; mais on finit par négliger et aban-
donner cette i n d u s t r i e , excepté dans la petite île de C e o s ,
près de. la côte d'Afrique, où l'on en fabriquait une gaze légère
qui fut long-temps admirée dans l'Orient et à Rome. C'est
( 1 ) l>il>. iv , lii.il. n a l .