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                               SUR LE MOT


          « PIERRE DE CHOIN »


   Dans le numéro 8 de la Revue lyonnaise, le très êrudit
M. Steyert, après avoir exposé que, dans son opinion, ce que les
constructeurs lyonnais nomment pierre de choin ne s'entendait
pas autrefois d'une pierre d'une certaine nature, mais bien d'une
pierre taillée, mise en œuvre sous forme d'un bloc èquarri et
de grandes dimensions1, demande l'étymologie du mot de choin,
et en particulier s'il ne viendrait pas du latin cuneus. Il veut bien,
sur ce sujet, faire appel à mes très faibles lumières.


                                   RÉPONSE

   Il n'y a pas de doute qu'aujourd'hui choin ne s'entende d'une
qualité particulière de pierre, très différente des autres. Il y a du
choin de Fay (Ain), de Villebois (Ain), de Montalieux (Isère), de
Trept (Isère), de Saint-Tryphon (Suisse, canton de Vaud), de Saint-
Martin-de-Bavel (Ain), etc., etc. 2.
   La pierre de choin est un calcaire oolithique, à grains serrés,
très facile à reconnaître. Elle est froide, très dure, susceptible de
  1
     Voir la Revue lyonnaise, t. II, p. 157, Intermédiaire    lyonnais, question 4,
Pierre de choin.
  2
     Rapport de M. Bresson sur la résistance à l'écrasement de certaines pierres de
taille. (Annales de la Société d'architecture,   1.1, p. 64.)