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          A N T I Q U I T É S DU COLLÈGE DE LA T R I N I T É                  139
ment XI lui fit, pour le retenir auprès de lui, les offres les plus
séduisantes. Il avait voulu même lui confier la direction de
ses neveux. Golonia était aussi un antiquaire. Pernetti, qui l'a
beaucoup connu dans sa jeunesse, et qui a même souvent reçu de
lui des conseils pour ses travaux, le constate dans sonlivre des
Lyonnais dignes de mémoire (t. II, p. 301). « Dans un voyage
que Golonia fit à Rome au commencement de ce siècle, dit-il, il y
fut goûté des savants et surtout des antiquaires      qui ne pou-
vaient se lasser d'admirer son érudition, »
   La notice de Golonia sur le cabinet des antiques de la Trinité
est malheureusement trop sommaire ; s'il décrit parfois, avec une
grande prolixité, certains objets et certaines médailles, sans
donner de notes sur leur provenance, il a passé complètement
sous silence tout ce qui a trait à la fondation et à l'accroissement
successif de ce cabinet, ce qui eût été d'un grand intérêt. Quoi
qu'il en soit, comme il est le seul écrivain qui nous ait laissé une
description de ces collections entièrement dispersées maintenant
et que jusqu'à ces derniers jours nous ne connaissions que par cet
auteur, je crois devoir reproduire ici plusieurs passages du cha-
pitre qu'il leur a consacré, (page 757. f. II).

   « La bibliothèque, dit le P . Colonia, située sur le rivage du
Rhône, a cent cinquante piez de roi, en longueur, trente-trois en
largeur et trente-neuf en hauteur. Seize rayons de livres, placez,
avec proportion, les uns sur les autres, régnent dans toute sa lon-
gueur et toute la largeur de ses quatre faces. Parmi cette grande
quantité de livres (mais il n'en donne pas le nombre) voici, à
peu près, ceux qui peuvent mériter l'attention des connaisseurs. »
   Je passe cette partie de sa description pour arriver au cabinet
 des antiques :
   « Le public, ajoute le P. Golonia, attend que je donne ici une
petite notice du cabinet des antiques. La voici en raccourci :
   1° Une suite assez nombreuse d'idoles égyptiennes, grecques et romaines, de
lampes antiques en bronze, d'urnes, de laehrymatoires et d'instruments de sacri-
fices. Parmi les idoles d'Egypte un Harpocrate de près d'un pié de hauteur et
tout couvert de cette précieuse rouille que nos antiquaires estiment tant, à
l'exemple des anciens Romains; une Isis d'un pié et demi environ avec le bois-
seau et la feuille de lotus sur la tête; une seconde Isis avec son fils Horus entre