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144 LA R E V U E LYONNAISE « La seconde partie renferme toutes les médailles antiques en or, argent et bronze, des empereurs romains, familles consulaires, rois, peuples et villes. « La troisième partie contient un recueil de médailles modernes en or, en argent et en bronze, des rois, princes, papes, hommes et femmes illustres; ensemble une collection de monnoyes d'Europe et des pays étrangers, en particulier de la Chine, quelques sceaux du treizième, quatorzième et quinzième siècles et quelques jetons. Le tout détaillé dans la table cy -jointe. « L'on a cru à propos d'insérer, à la fin de la seconde partie, une tablette ou deux de médailles fausses, de faux coins et de têtes moulées sur l'antique pour l'instruction- de ceux qui voudront s'appliquer a cette science qui consiste principalement dans la pratique. Ils auront sous les yeux des pièces de comparaison à l'aide desquelles ils discerneront avec le temps, les pièces origi- nales d'avec les copies. L'on aurait pu rendre cette collection plus considérable en y joignant les autres médailles fausses ou dou- teuses insérées parmi les antiques, mais plusieurs motifs ont déter- miné de les y laisser, jusqu'à ce qu'un bibliothécaire puisse en substituer de véritables, à leur place; elles-produiront le même effet à celui qui voudra prendre la peine de lire sur le catalogue leur qualification spécifiée à côté de chaque pièce. Il est inutile de se flatter d'acquérir aucune connaissance sans travail. « Quelque attention que l'on ait apportée à dresser le présent inventaire, l'on n'est pas assez vain que de se flatter d'avoir réussi, au moins n'a-t-on pas plaint la peine. L'on s'est adressé à MM. Pellerin l et d'Ennery 2 lorsqu'il s'est agi des médailles à 1 Joseph Pellerin, né à Marly-le-Roi, le 27 avril 1684, était aussi un des numis- mates les plus distingués de cette époque qui en comptait tant; après avoir servi longtemps dans l'administration de la marine où il avait fait preuve d'une grande habileté, il se livra pendant sa retraite à l'étude de la numismatique, que lui facilitait sa parfaite connaissance des langues anciennes et orientales, et il réunit de riches collections. Mieux inspiré que d'Ennery, il publia de l'an 1762 â 1778, à Paris, un livre intitulé : Recueil de médailles de rois, peuples et villes, en 10 volumes in-4% y compris les Suppléments, Lettres et Additions^ qui a fait autorité à cause de la grande rectitude de jugement et de la rare perspicacité de son auteur. Le roi acheta ses collections en 1776 pour 300,000 francs; elles se composaient de 32,500 médailles. Il mourut le 30 août 1782, âgé de quatre-vingt-diï-neuf ans; 2 Michel d'Ennery, né à Metz, en 1709, entièrement consacré à la recherche et a l'étude des médailles, vogageait beaucoup. C'est en Italie et eh Allemagne qu'il