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222 LA R E V U E LYONNAISE 58. P E R T V L I T Z L Y P P Y H O , un écu à deux branches en sautoir. 59. S I G I L L U M P A L A T I N ATUS J O A N N I S C R A T O N I S A C R A F H E I M D O C T ORIS M E D I C I C A E S A R E IN. TIMI un éou partagé au 1 e r et 4 e d'un lion, cuivre. 60. M. B. R. P. S A V O Y E . . . . . Un écu entouré d'un collier de Saint Michel. 61. NEMO BONUS N I S I C U M ANIMA SIMUL AMISIT L I B E R T A T E M Un cavalier armé de toutes pièces, I N S I G N A O R D I N U M T R A N - S I S S U L A N I / E , 4 écus entourés de 17 autres, cuivre. Tel était le cabinet des antiques du collège de la Trinité lorsque vint à sonner l'heure fatale delà Révolution. Les Oratoriens se virent bientôt menacés comme tous les autres ordres religieux,et déjà , depuis quelques années, ils vivaient en assez mauvaise intelli- gence avec le Consulat. En 1772, avait eu même lieu un assez grave conflit entre les Pères et la ville. Les documents où j'ai puisé les détails qui vont suivre n'indiquent pas la cause de ce différend. On y voit seulement que les Oratoriens ayant refusé au Consulat de lui ouvrir la bibliothèque, le cabinet des antiques et l'observa- toire du collège, M. Bertin, premier êchevin, M. Sponton, aussi échevin, et M. Prost de La Grange-Blanche, procureur général de la ville, se transportèrent au collège, pour se faire ouvrir les portes et constater parleur présence que le collège était, tout entier, la propriété delà ville. En signe de cette propriété, ils firent poser sur la porte de la bibliothèque l'inscription suivante, en lettres d'or, sur une table de marbre : BIBLIOTHECAM UTILITATI PUBLICAE DEDICAVIT SUAM C I V I T . LUGD. Mais la' nuit suivante, cette inscription fut mutilée, et ce fait fut constaté,le lendemain, par un procès-verbal dressé par les mêmes autorités. A ce même moment, on posa sur la porte, du cabinet des antiques l'inscription suivante, que j'ai déjà donnée plus haut : ANTIQU1TAS C i v i U M S U M P Î I B U S REDIVIVA