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            A N T I Q U I T É S DU C O L L È G E DE LA T R I N I T É ,               141
                                          e            e
dérable de sceaux et cachets des xn , xni°, xiv et xv° siècles, une suite de
pierres gravées, d'agathes, d'onyx, de cornalines, de camaïeux, la plupart anti-
ques. On y voit un Socrate, un Jules César, un Auguste, une Gléopàtre, une
Julie fille de [Titus, un grand et bel onyx avec les figures de Caracalla et de
Géta, en entier, etc..,. »

   Tel étaitce cabinet, d'après Colonia, et pour ma part je regrettais
vivement de ne pas mieux le connaître dans ses détails, lorsque
dans le courant de l'été 1878, j'eus l'heureuse chance, comme je
l'ai déjà dit, après de longues recherches, de retrouver l'inventaire
de ce cabinet *.
   Ce splendide inventaire forme deux volumes grand in-folio, sur
très beau papier, non ébàrbé, de 996 pages, cartonnés seulement.
   En tête du premier volume on lit, d'une belle écriture : In-
ventaire général du cabinet d'antiquités et ' de médailles du
collège de la Trinité, 1765. Describebat Josephus Aldebœuf
Janin, ord.S. Aug. anno 1764 s. »
   Gomme on le voit, ce fut le vénérable, et malheureux P. Janin,
de l'ordre des Augustins de Lyon qui édifia cette grande et savante
œuvre, dans le cours de l'année 1764,-comme il nous le dit lui-
même dans la préface, dont je vais bientôt parler.
   Ace moment,la direction du collège delà Trinité avait été con-
fiée aux pères de l'Oratoire qui venaient de succéder, le 3 février
1763, aux jésuites exilés de France par mesure politique. Le
P. Laurent d'Anglade était le supérieur de la maison.
   Qui ne connait le P. Janin ? Né vers 1716, il entça dans l'ordre
des Augustins de Lyon, et futlié avec M. Delandine qui lui a consa-
cré les lignes suivantes, dans la préface de son Inventaire raisonné

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    II paraîtrait, d'après un passage de la notice d'AMAUD sur les           inscriptions
antiques du musée de Lyon, publiée en 1817, que ce savant directeur connut cet
inventaire, car on y lit le passage suivant: « Pour satisfaire, dit-il, la curiosité des
amateurs, nous donnerons l'état général du cabinet de la ville, d'après un catalo.
gue manuscrit qui nous a été donné. » Or, ce manuscrit dont il n'indique pas le
nom de l'auteur est celui du P. Janin, car Artaud reproduit textuellement plusieurs
passages de cet'ouvrage.
  Cet inventaire avait été soustrait probablement à la bibliothèque de la ville au
moment de la Révolution, et sans nul doute, M. Artaud l'aura ensuite restitué à
Cette bibliothèque, puisque c'est dans ce dépôt qu'il a été retrouvé en 1878. M. Pé-
ricaudet M. Breghot du Lut qui ont publié de nombreuses notes sur la bibliothèque
delà ville, ne mentionnent pas cet inventaire.
   * Le P. Janin dit, à la page 5 de son Inventaire,  qu'il adressé cet inventaire en
exécution des ordres de messieurs du Bureau du collège;