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38                 LE PALAIS SAINT-PIERRE.

année, les unes après les autres, les œuvres les mieux
réussies des élèves des diverses classes de dessin, d'orne-
ment, de fleur et de peinture !
    Cette galerie permettrait d'étudier le progrès ou le
ralentissement de l'art à Lyon, ses transformations, le
développement ou la décadence du goût, et, serait, pour
les professeurs, un auxiliaire parfait pour la direction de
leurs élèves. Aussi, on ne conçoit vraiment pas que cette
exposition permanente n'ait pas été créée dès le jour
même de la fondation de l'École? Et de quelle richesse ne
 serait pas aujourd'hui cette galerie? Il estdonc urgent qu'on
 se mette à l'œuvre, qu'on crée cette galerie qui, du reste,
 est toute collectionnée et n'a qu'à être aménagée dans un
 local suffisant. Cette galerie se trouvait au-dessus de
 l'école, au troisième étage, dans les combles. J'en ai déjà
 parlé plus haut. J'ai décrit ce vaste corridor qui règne
  dans toute la longueur du bâtiment sur la place des Ter-
  reaux et dans lequel on s'est, comme complu, à accumuler
 toutes les chances de rapide destruction pour le palais. Là,
  sont casernes des concierges avec leurs familles dans
  des chambres à poêles, où les enfants, en l'absence de
  leurs parents, sont abandonnés à eux-mêmes                 Là
  aussi, se rencontrent ces amas de bois empilés contre les
  gaînes de cheminées sans nombre, sous une toiture en
  bois des plus inflammables par sa vétusté.
     C'est donc ce vaste grenier qu'il faut expurger d'abord
  de sa nombreuse population et de ces amas de bois.; puis,
   on substituera à sa .charpente en bois vermoulu, une
   charpente en fer, à ciel ouvert, du côté nord, et enfin dans
   cette longue galerie subdivisée pour les œuvres du dessin
   dé l'ornement, de l'architecture, des fleurs et de la pein-
   ture d'histoire, on établira cette exposition permanente
   qu'il est si urgent de créer, afin de bien constater la dèca-