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LES
BIBLIOTHÈQUES DE LYON
PAR
LÈOPOLD NIEPCE
(SUITE.) *
Les Jésuites ayant pu obtenir, en 1604, l'autorisation
de rentrer en France, la ville s'empressa de leur rendre
son collège ; un nouveau contrat fut passé avec eux le
3 juillet, copié sur celui de 4 567, et le Consulat reprit son
projet de reconstruire le collège (1). Je ne décrirai pas
ici ses divers bâtiments, M. Charvet l'a fait avec un soin
si parfait que je ne peux que renvoyer le lecteur à son
excellent ouvrage sur Martellang-e, architecte de ces
bâtiments, qui s'élevèrent sur l'emplacement des granges
de l'ancien collège. La ville y contribua en promettant
une somme de 6,000 livres par an « pour l'entier achè-
« vement des bâtiments de cet établissement où sera
« apposé, en lieu notable, les armoiries de ceste ville et
« communauté, avec une inscription qui portera que le
« collège aura esté parachevé aux dépens et des deniers
(*) Voir la précédente livraison.
(1) Le nouveau collège devait être bâti sur la place des Terreaux,
dont le roi avait fait don aux Jésuites, mais l'assemblée des notables
protesta contre ce don, le 22 juin 1706, et le 16 décembre 1707, les
protestants s'opposèrent aussi à la cession de la place des Terreaux.