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462       M. DEBOMBODRG ET L ' É V Ê C H É DE BELLEY,




          IV. ÉCHANGE ENTRE MÉTROPOLITAINS.



   1° Dans l'échange imaginé par M. Debombourg, l'évê-
que de Besançon agit comme métropolitain. « Les évê-
« ques de Nyon, dit l'auteur, étaient suffraganis de Be-
« sançon; il fallait donc le consentement du métropoli-
 « tain. » Est-il bien sûr que Besançon fût métropole
ecclésiastique du temps de Sigismond ? Tout porte à croire
le contraire. Les auteurs suisses, Duding, Ru chat,
Bochad et autres, disent que les sièges épiscopaux de
l'Helvétie et celui de Besançon lui-même relevaient de
Lyon; et il faut convenir que les faits déposent singuliè-
rement en leur faveur. Besançon fut d'abord incorporé à
la Lyonnaise ; M. Debombourg en conviendra sans peine.
D'autre part saint Ferréol tenait sa mission de saint Iré-
née. Dès-lors ne doit-on pas conclure que les premiers évo-
ques de Besançon relevèrent tout naturellement de Lyon ?
Plus tard, il est vrai, on créa la grande Séqu&naise, et
Besançon devint métropole civile; mais devint-il en
même temps métropole ecclésiastique ? A-t-il suffi à un
empereur, persécuteur des chrétiens, de former une nou-
velle province civile pour constituer par là même une
province ecclésiastique, arracher des évêques à leur
métropole et transformer un suffragant en métropoli-
tain? L'admettre serait tomber en plein dans la constitu-
tion civile du clergé. Aussi, l'évêque de Besançon resta
simple suffragant. La preuve, c'est qu'àEpaone, e n M 7 ,
au lieu de siéger avec les métropolitains, il se trouve
confondu avec les suffragants; et ce n'est, croyons-nous,