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248                  MÉDAILLE LYONNAISE.

Pilorgcrie, vient de faire paraître un très-intéressant ouvrage
intitulé : Campagne et bulletins de la grande armée d'Italie
commandée par Charles FIJI (1494-1495). Ce livre ramène
l'attention sur le sujet qui nous avait occupé. L'auteur paraît
n'avoir pas connu Ja médaille lyonnaise, et n'a mentionné
aucun détail qui puisse nous aider à en expliquer la date ; il
y a la une lacune à remplir.
    La difficulté avait déjà préoccupé les numismatistes an-
ciens. Bizot l'avait tout simplement éludée, en disant qu'il
devait y avoir deux variétés de la médaille de Charles VIII,
l'une frappée en 1493, l'autre en 1494. Pitoyable expédient
démenti parle fait; la médaille lyonnaise est unique. Bizot,
en supposant l'existence d'une variante de millésime, visait
h. se mettre d'accord avec la chronologie officielle de nos
livres classiques, lesquels assignent à l'expédition de Naples
et au départ de Lyon la date de 1494.
    M. (larder tenait celle-là pour bonne et irréprochable. Il
 s'appuyait sur des titres authentiques dont il avait pris copie
 au château d'Àmboise.
    Il invoquait le texte même des lettres du roi Charles VIII,
 qui permettent de suivre pas à pas son itinéraire en France
 et en Italie (1494-1495).
    D'autre part, comment se fait-il que la médaille lyonnaise
 énonce très-positivement la date 1 : 4 : 9 : 3 ?
    La chronique du séjour de Charles VIII à Lion sur le
 Rosne, éditée en 1841, par feu M. Gonon, reproduit cette date
 1493, à tous les quantièmes de mois marqués par une fête,
 par une marche, par une étape; l'inscription commémorative
 de la pose de la première pierre du couvent des Cordeliers
 de l'Observance à Lyon, par Charles VIII et Anne de Breta-
 gne, énonce encore la date de 1493.
    Les historiens lyonnais, jusques et y compris Mgr Pavy,
 dans sa monographie des Grands Cordeliers de saint Bona-