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 340                     LE MUSÉE LAPIDAIRE.

 Saint-Quentin; il se jette à genoux, et demande un miracle
 en faveur du voleur.
              Mais le prévost comme vray juge
              Rien n'en voult au prestre accorder
              Dont vint au corps sainct au refuge (l)
              Priant qu'il lui voulsit aider
   6° Le larron est pendu.
              Et cependant fut condempné
              A estre pendu au gibet
              Où fust honteusement mené
              Pour le loyer de son méfaiet.
   7° Mais, au grand étonnement du prévôt et de sa gent,
ce misérable tombe tout vif au bas de la potence. Le mira-
cle est reconnu, et le voleur est libre.
             Pendu en ce point par justice
             Incontinent la chaîne et lacs
             Par miraculeux artifice
             Rompirent et vif cheut en bas.

   8° Le voleur à genoux remercie saint Quentin de sa d é -
livrance.
          Lors ce fet donné à entendre
          Au prévost plus n'y procéda
          Dont le larron vint grâce rendre
          A sainct Quentin qui le garda.

   Autour de cette tapisserie règne un banc terminé par
des accoudoirs de stalles, dont la sculpture est du même temps :
une espèce de chaire de bois, placée au milieu de ce parloir
gothique, produit un effet pittoresque. Des armes variées
forment sur les murs de riches trophées. J'admirai surtout

 (i) Il se réfugie auprès du corps de Saint Quentin, implorant son aide.