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V8i                               DE L'HOMME

toutes les petites royautés rhénanes, telle fut la hardie entre-
prise qu'osa tenter Clovis pour satisfaire aux vœux des popu-
lations gallo-romaines, très zélées catholiques.
   La puissance bourguignone fut attaquée, la première, en
Tan 500 ; mais l'expédition du roi des Francs contre Gon-
debaud n'eut pas de résultat. Six ans après, Clovis tourna ses
armes contre les Visigoths, et gagna sur eux la bataille de
Vouillé, près de Poitiers, qui fut des plus sanglantes. Le roi
des Visigoths, Alaric, y fut tué d'un coupd'épée de la main
même du roi des Francs, qui resta maître d'une foule de pro-
vinces soumises à la domination visigolhe, et, quelques an-
nées après cette grande expédition, il fil, sans pitié, massacrer
tous les rois francs des rives du Rhin, dont quelques-uns
étaient ses parents, et il s'empara de leurs possessions. La
mort de Clovis suivit de très près cet horrible coup d'état.
   Plusieurs ont douté de la sincérité de la conversion de
Clovis (1). Ce que l'on peut affirmer, c'est que le christia-
nisme n'adoucit aucunement la rudesse de son caractère, que
la politique de ce prince fut à la fois artificieuse et cruelle,
qu'il se mit fort peu en peine de changer quelque chose au sort
des malheureux que la législation et les coutumes des Gallo-
Piomains tenaient plongés dans la servitude




    ( r) Dans une conférence tenue à Lyon, à la fin de 4 99, au sujet de l'arianisme
le roi Gondebaud dit à Avitus, évêque de Vienne, el à quelques autres prélats
 catholiques : « Si voire communion est la bonne, pourquoi les évèques qui
en sont ne désarment-ils pas le roi des Francs qui m'a déclaré la guerre, et
qui, pour me perdre, s'est allié à mes ennemis? La véritable foi peut-elle se
trouver avec la convoitise du bien d'autrui et la soif du sang des nations? Que
Clovisjuslifie par ses Å“uvres la croyance qu'il professe, v