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MONASTÈRE DES ANNONCIADES. 269 gieusement servi par les personnes qu'elle y appellerait. Les PP. Jésuites, h qui elle s'adressa, lui proposèrent de for- mer un établissement d'Annonciades, dont l'Institut avait pour but d'honorer surtout le mystère de Dieu fait homme, et de rappeler l'Annonciation de l'ange à Marie. Or, le 8 juillet 1623, Mme de Chevrières demandait à l'abbé Thomas Mechalin de la Fay, comte de Lyon et vicaire-géné- ral de Mgr de Marquemont, alors résidant à Rome, la per- mission de fonder l'établissement projeté. Elle écrivit ensuite aux Religieuses du monastère de l'Annonciade de Pontarlier, pour leur demander quelques Sœurs qui consentissent à venir former une maison à Lyon. Pendant ce temps-là , Mme de Chevrières s'occupait activement de leur préparer un logis convenable, et d'enrichir leur chapelle de toutes les choses nécessaires à la dignité du culte extérieur. Le 24 mars 1624, le Prévôt des marchands et les Echevins de Lyon lui délivrè- rent le permis qu'elle leur avait demandé pour la fondation de son monastère. Elle pria le P. Le Jeune, prédicateur et Religieux de la Compagnie de Jésus, d'aller prendre à Pon- tarlier les RR. Mères qu'elle avait demandées pour sa fon- dation et de les amener dans notre cité ; elles y arrivèrent le 16 octobre 1624, et furent conduites à leur petit monas- tère, que l'on avait érigé dans la maison de M. de la Chas- sagne, au quartier de Bellecour. Le 6 novembre de la même année, la comtesse de Chevrières passa un contract de fonda- tion, par lequel une pension de mille livres, au sort principal de seize mille livres, suivant l'usage de celle époque, leur fut assignée sur les biens qu'elle possédait dans le Maçonnais. Parmi les premières personnes qui entrèrent aux Annon- ciades, on remarqua une parente de la fondatrice, M lle Jeanne de Gadagne, fille de M. de Gadagne, seigneur de Beaure- gard(9 avril 1627 ). Au bout de quelque temps, on chercha une retraite plus éloignée du bruit et où les Religieuses fus-