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 114                                  OZANAM.

 Najac, conseiller d'étal, préfet du département du Rhône ;
 Lyon, Ballanche et Barrel, an X, in 8°.
    Le docteur Ozanam, enlevé de ce monde par un déplo-
 rable accident, le 12 mai 1837, publia en 1829 un Mémoire
 statistique pour servir à l'histoire de Vétablissement du christia-
 nisme à Lyon, depuis le second siècle de l'Eglise jusqu'à nos
jours (1). Nous rappelons ce livre dans l'intention non pas de
le présenter comme un travail approfondi, tout au moins en
quelques points, mais de regrelter qu'un écrivain studieux
 et grave se soit borné à grossir le nombre de ces indigestes
compilations qui parlent les unes des autres, cl ne font
qu'encombrer le sol, donner cours à des inexactitudes, à des
erreurs que l'on prend ensuite pour de l'histoire positive. Du
veste, le docteur Ozanam se recommande par d'autres litres
que son Mémoire, el ses ouvrages, comme son caractère, ont
été convenablement appréciés dans la Revue du Lyonnais (2).
   On doit quelques pages à un homme qui suivit de près au
tombeau l'honorable docteur Ozanam; et qui avait essayé de-
puis peu de débrouiller l'origine de notre Ilôlel des Monnaies.
C'est encore une histoire à faire, aussi bien que celle de l'Of-
ficine monétaire (Lugduncnsis Officina) qu'il y avait à Lug-
dunum sous la domination des Romains. L'anliquaire Spon
a dit quelques mots de celle Officine, dans sa Recherche des
Antiquités (3).
   Nous ne savons que peu de chose sur la vie de l'auteur
de l'Essai. Louis Foulques, né vers l'an 1772 à Lisieux (Cal-
vados), passa une partie de sa jeunesse; dans l'émigration,
el abjura le calholicisme en Angleterre, d'où il revint avec
une anglomanie 1res prononcée. Foulques était possédé d'une
autre manie plus forte, celle de l'alexandrin et du cothurne
tragique. Il a laissé en manuscrit la traduction de plusieurs


  (1) T.yon, Rai'fin, 1 vol. in-8°.
 (2) Tome VII, pag. -4G7-77.
  !">) l\i». 18 et sniv.