Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
                                   4 7 <>
iieux époques se mêla, et que le titre bigarré adopté par les
 libraires de Lyon rend avec plus de justesse.
    Les Anglais ont été au-delà de nos conjectures ; ils ont
prétendu que ces images de la Blort, gravées à Ba*!e par Ilans
 Lcuczelberger, et publiées à Lyon par Borbonius, avaient été
peintes par Holbein , au palais de Whitehall, par ordre
d'Henri VIII. A l'appui de celte intéressante découverte ils
 ont cité des preuves qui ne sont pas dénuées de vraisem-
blance ; mais l'incendie qui a dévoré le vieux palais de Whi-
tehall en 1697, a rendu impossible la seule démonstration à
laquelle on ne pourrait refuser son assentiment.
    Les Allemands de leur côté ont voulu revendiquer pour eux,
autant que possible, la propriété de la Danse des Morts d'Hol-
bein; et non contents d'être certains qu'elle avait été exécu-
tée par un peintre de leur nation, ils ont cherché à montrer
qu'elle avait été publiée pour la première fois, chez eux, à lîdle,
en 1530, et parconséquent plusieurs années avant qu'elle
eût paru à Lyon. Mais toutes leurs assertions tombent de-
vant des preuves positives. Georgius iEmiiius, qui, comme
nous l'avons dit, traduisit en latin, pour les Allemands, le
texte français des Simulachres de la Mort, a eu soin lui-
même d'indiquer en quelle langue était conçu l'original sur
lequel il travaillait :

            Àccipe jucuiido prœscntia carmina vultu,
               Seu Germane logis, sive ea Galle legis :
             In <[uibus extremœ qualis sit Mortis imago
               Ileddidit împaribus musa latina modis.
             Gallia qua- dederat lepidis epigt'aimnatu verbis,
               Teulona ronvci'U'iis csl imilala maints.
            Da venium nobis, doctissime Galle, vidobis
               Versibus apposilis reddila siqua pai'um.


             Qunliacuuquc ni ci suul hœc monumenta lalioris,
               Gall'a, germaiio pcilore niillo libi.