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Hh>UMIi DU TABLEAU («RECÈDENT.
AI ORIENTATIONS rr.o PORTIONS ELLES
EN LEGK ANNÉES.
PRODLTIS
ANNÉES, NAVILES. TONNAGE. ANGLAIS
PRODUITS
EXPORTÉS. ANGLAIS
EXPORTÉS.
1858 0270 2,019,000 292,700 000
1840 I 7092 '27,07000 '5S0 700 000 13]..% 14 p. % 29 p. %
Ce tableau représente seulement la valeur des produits bri-
tanniques exportés dans les colonies dont l'approvisionneinenl
est un privilège exceptionnel assuré à la navigation réservée de
l'Angleterre; il ne comprend aucune des possessions anglaises
dans lesquelles est admise la navigation de concurrence. En
s'arrêlanl au chiffre présenté par l'année 1810, on trouve que
ce commerce spécial a employé pour 380 millions de francs
de produits anglais !
En regard de cette éblouissante richesse coloniale de l'An-
gleterre, combien la valeur des colonies françaises paraît in-
signifiante et minime ! Nous ne considérons pas comme pos-
session coloniale l'Algérie que la France a conquis et con-
serve au grand déplaisir de l'Angleterre. Le peu de dislance
qui sépare l'Algérie de la France doit faire considérer celte
partie de l'Afrique plutôt comme un département français que
comme une colonie ; le temps n'est pas loin, sans doute, où
une solennelle déclaration proclamera cette utile et ration-
nelle adjonction. Si l'on écarte l'Algérie de la nomenclature
des possessions coloniales de la France, on trouve d j bien
modiques résultats. La Martinique, la Guadeloupe, Bourbon,
Cayenne, le Sénégal cl quelques chétifs districts dans l'Inde,
le tout réuni formant une population de six cent cinquante-
neuf mille âmes, telles sonl les colonies que l'Angleterre, en
1815, a dédaigné d'enlever à la France, telles sont les posses-