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442 conde édition de son dictionnaire était sous presse. Un écri- vain qui, malgré ses nombreuses productions, est mainte- nant tout^à -fait oublié, Samuel Chappuzeau, qui avait long- temps séjourné â Lyon, où, suivant le P. Ménestrier , il exer- çait l'office de correcteur d'imprimerie (1), publia, à Zell, dans le royaume de Hanovre, en 1694, le Plan d'un nou- veau dictionnaire historique^ s'il fallait l'en croire, Moréri au- rait beaucoup profité de son travail pour son propre diction- naire; mais cette accusation arrivait un peu tard ; Moréri était mort depuis 14 ans, et déjà il y avait prescription. Aujourd'hui personne ne songe à lui contester la gloire qu'il s'est acquise et qui rejaillit sur la cité qui, la première, a joui du fruit de ses savantes veilles. A. PÈRICAUD. (1) Voyez Les divers caractères historiques page 271. Le seul des ouvrages de Chappuzeau qui soit encore recherché, a pour titre : Lyon dans son lustre (et non dans sa splendeur), discours divise en deux parties, etc.; à Lyon Scipion Jasserme, aux dépens de l'aulheur 1636, in-4°.Il résulte évidemment d'un passage de ce livre , pages 4 et 5 , que Chappuzeau est né à Paris et non à Genève, comme on le dit dans la Biographie universelle. Chappazeau composa plusieurs pièces de théâtre qui y furent représentées: il paraît qu'il quitta cette ville pour se rendre à Genève où il publia son Europe vivante. L'exemplaire de cet ouvrage que nous avons sous les yeux est en trois vo- lumes in-4° qui parurent successivement en 1667, 1669 et 1671. Dans l'Avisati lecteur du volume qui porte la date de 1669, Chappuzeau dit qu'il est né protestant et qu'il mourra protestant, mais il ne parle pas du lieu de sa naissance ; il me semble que s'il fut né à Genève, il aurait saisi cette occasion pour le rappeler. Il se plaint aussi dans le même Avis de ce que ses plus proches lui retiennent son bien avec cruauté.