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d'une vie réelle dans l'unité sublime , et sent agrandir son
être.
   Voilà ce qu'on éprouve sur les sommets élevés où les heu-
res vous semblent à la fois et plus tranquilles et plus fécon-
des, où la pensée moins pressée est plus véritablement active.
En redescendant sur la terre habitée , on sent qu'on se rappro"
che des entraves factices , comme de l'industrieuse oppression
des hommes, et qu'on reprend la longue chaîne des sollicitudes
et des ennuis. Hélas ! c'est que l'homme des vallées consume,
sans en jouir , son existence inquiète et irritable (1)!

  (l)Obermann.
                                         J.-D. bOLO.