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      LE PARNASSE FRANÇAIS1

                          DU-XIe A XIX0 SIÈCLE
                                  U


                   PORTRAITS             MÉDAILLONS


                         PIERRE DE RONSARD
                                — 1524-1585 —


        La Grèce et Rome étaient a ses yeux les deux phares
        Qui devaient éclairer le Parnasse français :
        Triomphant, il obtint d'abord tous les succès ;
        Son époque eut pour lui d'éclatantes fanfares !

        Mais les siècles suivants en furent plus avares ;
        On fit à son génie un injuste procès :
        Son cœur, bien qu'à l'emphase il donnât libre accès,
        Palpitait dans ses vers que l'on disait barbares.

        Poète, il eut un roi parmi ses courtisans,
        Et pourtant, attristé vers le soir de ses ans,
        On le vit s'isoler sous sa robe de prêtre...

        La Belle, qui, jadis, inspirait ses chansons,
        Dut à son soutenir, bien souvent apparaître
        Et par un doux regard, troubler ses oraisons...

  i Extrait d'un volume en préparation intitulé le Parnasse français. Voir la Revue
lyonnaise, 1"-' année, t. I, p. 288.