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 214                 RÉttàttÔtf ît LtOtl' À LA FRANGE.

    Les comtes de Forez étaient de vieux alliés du roi de
France (1). Us jouèrent certainement un grand rôle dans
 la réunion de Lyon à la couronne et durent singulière-
ment favoriser aux officiers royaux l'exécution de leurs
 missions (2).
    Le Chapitre de Lyon ayant hérité des droits exercés
jadis par les comtes de Forez sur Lyon, les ministres de
Philippe le Bel prétendirent plus d'une fois (3) que les
chanoines étaient, à ce titre, sujets du roi de France.
   Les sires de Beaujeu étaient également alliés du roi
et lui prêtaient foi et hommage (4).
   Au sud de la ville de Lyon, Philippe comptait encore
des soutiens, des amis.
   C'est ainsi qu'il s'était concilié l'alliance des comtes de
Savoie (5) et celle des dauphins de Viennois (6) moyen-


geaient qu'à les renverser. Ils ne prévoyaient pas ce que leur coûteraient
plus tard la chute du pouvoir archiépiscopal et l'établissement définitif
de la royauté au milieu d'eux.
   (1) V. Ârch. nal., Trésor des Ch., J. 270, n° 2, 3 (etc.). — Méneslr.,
pr. p. 36 et XL, — La Mure, t. III, p. 53, n° 73 bis.
   (2) Il faut observer cependant que de hautes montagnes séparent la
majeure partie du Forez du Lyonnais et entravent forcément les rela-
tions entre les deux pays.
  (3) Les négociations qui précédèrent les traités de 1307 et celui de
1312 donnèrent souvent à cette prétention l'occasion de se produire.
   (4) Arch. nat., Trésor des Ch., J. 270, n° 7, 6 août 1303. Le sire de
Beaujeu promet (moyennant finances) de tenir du roi 200 livres de rente
sur le péage de Beaujeu « des quiex dues cenz !ivres nos entrerons desores
« en sa foy et en son hommage » . . . etc.
  (5) Ârch. nal., Trésor des Ch., J. 501, n° 5... etc. — Bibl. de la Fac.
de mèdec. de Montpellier, mss. Guichenon, H. 97. T. 22, nc 109 (deux
pièces sous un seul n 0 .), communication de M. Boucherie, professeur au
Lycée de la ville»
  (6) Valbonnais, Histoire du Dauphiné, Genève, 1722, t. I, p. 246 —