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tenant d'une manière toute spéciale à la localité, sont remar-
quables par leur origine vraiment providentielle dont le
souvenir ne doit pas s'effacer de la mémoire des Lyonnais.
Ainsi, la maison des Jeunes filles incurables, fondée en 1819
parM ile Perrin et renfermant aujourd'hui 70 pauvres infirmes;
œuvre admirable que chaque jour verra grandir et qui servira
de modèle pour la création d'un établissement analogue en
faveur de jeunes garçons incurables ;
L'Institution Denuzières, ouverte en 1835, et comptant au-
jourd'hui plus de 40 orphelins, admis au bienfait d'une édu-
cation industrielle complète; pieuse fondation d'une mère qui,
sur les bords de la tombe où l'entraînait la douleur, exprimait
ainsi ses dernières volontés: «Libre de disposer de toute ma
« fortune, je veux qu'elle soit employée à une fondation
« agréable à Dieu, utile à la société; les jeunes garçons pauvres
« et orphelins en seront l'objet. C'est le souvenir d'un fils, que
« je pleure chaque jour, qui me détermine à ce choix, entre
« tant d'autres bonnes œuvres; »
h'OEuvre des Messieurs, rue du rempart d'Ainay, où près de 60
jeunes filles, sous la direction des vénérables sœurs de Saint-
Tincent-de Paul, sont formées au travail et à la pratique de
toutes les vertus ;
Et combien d'autres institutions charitables répondant aux
nombreux besoins de notre cité populeuse!
C'est, du reste, dans l'ouvrage de M. l'abbé Bez qu'il faut
étudier l'histoire complète de la bienfaisance lyonnaise. Ecrit
sous l'influence d'une admiration profonde pour les trésors de
charité que renferme notre ville, ce livre sera lu avec intérêt,
et nous ne saurions trop le recommander à l'attention des
riches qui ont besoin d'être stimulés aux bonnes actions.
C. F.
— Les bains d'Aix en Savoie vont bientôt prélever sur noire population
leur contingent de baigneurs, malades endoloris et heureux oisifs. C'est donc
le moment de leur recommander deux récentes publications indispensables
à quiconque va passer une saison aux eaux d'Aix. L'une, intitulée :