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 202                   FORTIFICATIONS DE LYON

eux à leur lieu et place et que les deniers provenant seront em-
ployés pour faire pareilles demi-lunes et fortifications depuis la
 porte Saint-Sébastien à main droite du pont du Rhône, qui com-
 mande une partie de la ville du côté Saint-Clair et lui serait gran-
dement préjudiciable si l'ennemi s'en saisissait, en sorte qu'il est
nécessaire d'en faire au dehors et les fortifier, que pour ce lesdites
corvées ni lesdits deniers qu'on pourra recevoir au lieu de celles
qui doivent rendre ceux de Forez et Beaujolais ne sauraient suffire ;
c'est pourquoi ladite ville y devait aider, quoiqu'on avait avisé que
ceux qui n'auraient rien offert et avaient été jugés comme pauvres
et n'ayant moyen de bailler argent devaient au moins contribuer de
leurs peines et être employés à la confection de la forteresse néces-
saire audit monticule, de sorte qu'il s'agit de savoir si ladite
forteresse sera faite. »
    L'assemblée décide « que l'on continuera de déplorer les bonnes
 volontés des habitants de la ville qui n'ont encore fait aucune offre
 et qu'après on avjsera si chacun se sera mis à ce qu'il doit et peut ;
 au défaut de quoi, le péril qui a menacé ladite ville continuant, il
 sera procédé par toutes les voies propres à disposer les réfractaires
à faire leur devoir et que lesdits chapitres et compagnies parachè-
 veront aussi de leur part ce qu'elles ont commencé, afin qu'on
 puisse faire état au vrai de ce qu'on en peut espérer pour les forti-
fications, puisque M. le gouverneur et l'assemblée les jugent né-
cessaires; que ledit sieur gouverneur sera prié de continuer, par
lesdites corvées et les deniers qui proviendraient des pays du Lyon-
 nais, Forez et Beaujolais; les fortifications le long des murailles
comme les plus nécessaires et encore de faire faire ledit fort pro-
posé, sur la monticule hors de ladite porte de Saint-Sébastien, à
main droite du côté du Rhône, y observant que, du côté de Lyon, il
soit ouvert en sorte que la ville n'en reçoive aucune sujétion et à la
charge que le péril des approches des ennemis étant passé, le fort
sera mis à bas ras de terre et que lesdites corvées et deniers qui
viendront,au lieu de celles de Lyon, de Forez et Beaujolais ne suffi-
sant pour ledit fort, tous les habitants de ladite ville y feront des
corvées, et ceux qui n'en voudront faire payeront les journées de
ceux qui travailleraient pour eux.