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                ARRETE DE BONAPARTE
                               AU sr.ir.T
  DE LA STATUE ET DU TABLEAU DU MAJOR-GÉNÉRAL MARTIN.

    Le bruit s'est répandu dans le public qu'un procès avait été
 intenté à la Revue du Lyonnais par les héritiers du major-gé-
 néral Martin, lin journal do noire ville a même donné le fait
comme certain. Cette nouvelle, qui nous a valu do nombreuses adhé-
sions, est tout au moins prématurée, car nous n'avons jusqu'à ce
jour reçu aucune citation. Nous aimons à croire que la famille Mar-
tin y regardera à deux fois avant de compromettre à la barre du
tribunal la mémoire du Major-général. Nous n'avons rien avancé
de plus que l'article de la Biographie universelle reproduit par le
Rhône, sans que cela ait donné lieu à aucune réfutation, et du reste
les documents à l'appui ne nous manqueraient pas. l'our nous ce
n'est pas là qu'est la question, car ce n'est qu'avec regret que nous
nous sommes vu obligé d'entrer dans la vie du major, pour prouver
(pic sa statue ne devait point avoir les honneurs de la place publi-
que, mais être renfermée dans l'institution même fondée par no-
tre compatriote. Toute statue doit avoir avec elle son enseignement
et quel enseignement nous apporterait la statue du major Martin?
Nous croyons donc avoir été plus soucieux de sa mémoire en lui
assignant la seule et véritable place qui lui convienne, que ceux
qui ont réclamé pour ce nom le périlleux honneur d'une publique
ovation. Nous avons en cela accompli un devoir, et notre Con-
seil municipal, renouvelle en partie à cette heure, accomplira le
sien en revenant sur la décision des conseillers de 1810. En at-
tendant, vcici un arrêté de Bonaparte et un acte de l'an XI qui
viennent corroborer encore notre opinion :

                 AU   NOM DL" PEUPLE FRANÇAIS.
  BONAPARTE, PREMIER CONSUL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.

  Sur le rapport du Ministre de l'intérieur,
   Vu la lettre du Préfet du Rhône et la délibération du Conseil mu-
nicipal do la ville do Lyon ;
  Vu l'article XXV du testament, du major-général Claude Martin;
  Vu l'état côté I A, article XXV (bis) ;
  Vu la clôture du mêmeéiat;
  Le Conseil d'état entendu;
     ARRÊTE :
   ARTICLE PREMIER. Le legs do 250,000 sicka rupées, fait par
Claude Martin, natif de Lyon, décédé à Lucknow, major général au
service do la Compagnie anglaise des Grandes-Indes, suivant son
testament du 1 e r janvier 1800, pour l'établissement d'une institu-
tion la plus convenable au bien public de la ville de Lyon, sera ac-
cepté par les maires de la ville de Lyon, au nom do la dite com-
mune, à !a charge de remplir fidèlement tomes les intentions du
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