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ilO LES BIBLIOTHÈQUES DE LYON Plusieurs peintres distingués fournirent aussi de leurs compositions pour la décoration du monastère. La Trémolière, de Paris, est l'auteur d'une Ascension et d'une Assomption, splendidement encadrées, que l'on ad- mire encore aux deux côtés du maître-autel. Perrier a peint une agonie du Sauveur, un crucifix dans l'ancien chapitre, une scène dans le réfectoire, et Vignon fut chargé de la fourniture de plusieurs bons tableaux. Lorsque l'édifice fut achevé, le cardinal de Marque- mont, archevêque de Lyon, procéda à sa bénédiction. Je ne décrirai pas le reste du monastère : il était simple, sans ornementation et dans le style lourd et froid des xvn* et xvnie siècles. Le grand cloître même n'avait aucun caractère ; c'était un immense déambulatoire remarquable seulement par ses dimensions, et ne ressemblait en rien aux cloîtres de Saint-Trophime, d'Aix, de Toulouse, éle- vés à ces grandes époques où l'art chrétien s'inspirant d'une foi vive, couvrait ces solitudes des sculptures les plus variées et toujours symboliques, et les remplissait de statues que l'art grec pouvait répudier, mais dans lesquelles se retrouvait tout entier le génie sublime et tout spiritua- liste du christianisme. Toutefois, si je m'en rapporte en- core à Clapasson, qui a vu la Chartreuse de Lyon, il y avait dans son cloître deux bas-reliefs de Sarrasin, repré- avec le plus grand intérêt'celui qui traite des études des clercs. Le vœu des Pères du Concile a trouvé un commencement d'exécution dans l'Ecole des hautes-études qui fonctionne aux Chartreux depuis 1860, avec de véritables succès. Mgr Thibaudier, élevé récemment à l'épiscopat pour remplir les pouvoirs d'auxiliaire dans le diocèse, en était le supérieur et M. l'Abbé Botton la dirige encore. Elle ne pouvait être en de meilleures mains,