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430                         LA R E V U E L Y O N N A I S E

très cités, vous auriez été induit en erreur par l'omission de la li -
mite méridionale, ce qui vous a fait tracer la séparation du Champ-
Haut d'avec les deux autres lots, par une ligne partant de l'angle
nord -est de la rue Sainte-Catherine. Cette ligne doit être reportée à
25 mètres environ plus à l'ouest où commence le Petit-Forez : dor.c
toute cette parcelle doit être enlevée et rendue au Champ-Haut. La
délimitation des deux Champs de Forez, telle que la donne l'acte de
1493,serait dès lors indiquée parle mur mitoyen des numéros 13 et
15 de la rue Sainte-Catherine, qui forme le prolongement légère-
ment oblique de la limite orientale du Petit-Forez. Le plan de 1550
qui indique d'une manière très claire ce mur et sa direction , vient
de nouveau à l'appui des déductions que je vous signale. L'erreur
du reste est tellement certaine qu'elle vous a entraîné à en com-
mettre une seconde qui en est la conséquence, et que des documents
figurés condamnent sans appel. Egaré par cette fausse déliminafion,
vous avez altéré dans le même sens les limites du couvent des Ca-
pucins. Mais ici du moins les anciens plans vous rectifient sans qu'il
y ait doute possible; et comme les deux erreurs sont connexes, la
première se trouve par cela même formellement reconnue et cor-
rigée.
   Je n'ai plus à relever que de très minimes particularités ; mais
elles ne doivent pas être passées sous silence, en premier lieu
parce qu'elles concernent directement le sujet traité par l'auteur
de Marie-Lucrèce, et aussi parce qu'en matière d'érudition les
minuties ont toujours une sérieuse importance ; d'un autre côté,
la valeur de l'ouvrage que vous préparez, l'autorité qu'on doit
accordera vos assertions, ne permettent pas de négliger dans vos
écrits les moindres détails.
   Certains de ces détails me semblent être simplement des négli-
gences de votre dessinateur. Ainsi il aurait oublié de tracer l'aile
occidentale du couvent qui a été détruite par le percement de la
rue Rozier1 ; la direction de la limite sur ce point n'est pas exacte,
   l
     A l'ouest le couvent des Ursulines s'arrêtait à la rue Rozier, dont il odûu-; ai t
presque toute la largeur. Il en est resté des traces archifcectoniques contre le flanc
occidental de cette rue. Le regrettable érudtt lyonnais M. Paul Saint-Olive, faule
d'avoir connu les anciens plans> a prolongé les bornes du monastère jusqu'au 11° 16 de
la rue Vieille-Monnaie inclusivement, qu'il a cru avoir fait partie du jardin des reli-
gieuses. (Les Ursulines de la rue Vieille-Monnaie.Revue du Lyonnais, 9janvier