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150                      BIOGRAPHIE

imitation heureuse de la seconde manière d'Haydn; discours
correct, élégant, mais un peu froid.
   Il donna aussi à cette époque un concert historique au
Grand-Théâtre; programme très intéressant, mais n'ayant
pas le don d'émouvoir le public. Il y avait entre autres
pièces le choral de Luther, tel qu'il fut composé avant l'ar-
rangement habile de Meyerbeer, puis le final du deuxième
 acte des Noces de Figaro, chef-d'œuvre inimitable et impé-
rissable de mélodie et de contre-point, mais qui, pour être
 apprécié, aurait besoin de la mise en scène et de chanteurs
 ayant conservé les traditions des grandes écoles, de Lablache,
 par exemple, de Mraes Grisi et Persiani, qui le chantèrent à
 l'Odéon, après l'incendie de la salle Favart.
    En 1885, M. Sain d'Arod publia le Livre-Choral, recueil
 de chants et cantiques pour les églises, avec l'indication des
 compositeurs et des airs anciens auxquels on a adapté des
 paroles en usage dans les cérémonies religieuses. Il y a des
 morceaux de sa composition et ce sont peut-être les meil-
 leurs, parce que du moins ils ne rappellent pas des paroles
 tout à fait étrangères et quelquefois peu convenables.
 Ainsi (page 68), le cantique : // est né le divin Enfant, est
  une ancienne romance : J'ai vu Lise hier au soir; Baillots'en
  est servi comme thème d'un air varié.
     Page 71. — Chant de Noël, sur l'air de la romance :
 Amis, le tambour bat, le clairon sonne.
     Page 80. — Cantique : Au sang qu'un Dieu va répandre,
 c'est la romance : Que ne suis-je la fougère, qui est je crois
  de Lulli.
     Page 226. — Le chant de Noël: Adeste fidèles, est une
  nouveauté malencontreuse, que l'Eglise de Lyon aurait
  rejetée en son beau temps. La musique est du compositeur
  Portugais Novello, du commencement de ce siècle, un can-