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                   L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE                   345

 Lyon fut la résidence des supérieurs de l'institut des Frères,
 jusqu'au 28 janvier 1821, époque à laquelle elle fut trans-
 férée à Paris.
    Un arrête du maire de Lyon, en date du 8 février 1806,
 a créé, sous le titre de jury des petites Ecoles, un conseil pour
 la direction et la surveillance de ces établissements. Ce jury
 s'assemblait, le mercredi de chaque semaine, dans une des
 salles du Petit-Collège.
    L'enseignement primaire, à cette époque, n'avait ni or-
 ganisation, ni programme et surtout point d'écoles nor-
 males. Il n'y avait que les congrégations qui pussent offrir
 des sujets ; on s'adressait à elles. L'empire a créé l'Univer-
 sité pour l'enseignement secondaire et supérieur, mais ne
s'est pas occupé de l'enseignement élémentaire. A Lyon,
jusqu'en 1827, les congrégations seules ont eu la direction
des petites écoles des enfants du peuple ; mais en 1828,
l'esprit libéral suscita à Lyon une innovation en fait d'écoles
et d'instruction primaire. On voulut avoir des écoles diri-
gées par des laïques. Une Société se forma et recruta immé-
diatement 1,400 souscripteurs. Us assurèrent à la Société
d'instruction primaire du Rhône des revenus qui lui permirent
d'entretenir d'abord deux écoles de garçons et deux écoles
de filles. La Société fut reconnue, par ordonnance royale du
 15 avril 1829. Elle prit, par la suite, un grand développe-
ment ; les écoles qu'elle a entretenues, dirigées, s'appe-
laient écoles mutuelles, parce qu'elles étaient dirigées d'après
ce mode d'enseignement.
    La loi de 1833^ qui a réglementé l'instruction primaire
en France, a trouvé, pour son application, le terrain ainsi
préparé à Lyon : d'un côté, les frères ayant 13 écoles, les
sœurs de Saint-Charles 12 et la Société qui représentait l'é-
lément laïque 12 écoles, six pour chaque sexe. Il existait,
en outre, deux écoles primaires pour les enfants des deux