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346                  L ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

sexes du culte protestant, écoles en grande partie à la charge
du consistoire. Pour répondre aux prescriptions de la loi
qui obligeait les communes à entretenir des écoles primaires
publiques, la ville de Lyon passa des traités avec les con-
gréganistes pour l'entretien d'un nombre déterminé d'écoles
et elle subventionna la Société d'instruction primaire du
Rhône. La loi de 1850 n'a pas modifié la situation des
écoles de Lyon. Chaque année, dans les limites des be-
soins, on créait de nouvelles écoles et on augmentait en
proportion l'allocation municipale destinée à leur entretien.
La ville entretenait entièrement les écoles congréganistes et
subventionnait la Société libre d'instruction primaire, qui
avait sous son patronage les écoles laïques.
   A la fin de l'empire, la ville versait dans la caisse de la
Société 200,000 fr. par an.
   Les maîtres de ces dernières écoles avaient une
situation qui n'était pas régulière. Ils étaient instituteurs
communaux, avaient une nomination officielle et étaient,
en même temps, soumis à l'inspection, à la surveillance, à
la discipline d'une société libre et irresponsable. Delà des
conflits entre les instituteurs et la Société, ou entre la So-
ciété et l'administration académique.

      (/î suivre).
                                      E. CUISSART.