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                         DE BESSENAY                          21

   Bessenay qui est au centre des montagnes du Lyonnais,
partie septentrionale de la grande chaîne des Cévennes, est
à l'ouest de Lyon, mais il est en outre séparé de cette der-
nière ville par les montagnes de l'autre versant de la Bre-
venne qui constituent la chaîne d'Yzeron. Bessenay jouit
de la vue de cette branche des montagnes cévenoles, une
des plus belles que l'on puisse souhaiter; le point culmi-
nant se trouve dans les bois de la Verrière, s'élevant à 921
mètres au-dessus de la mer. Suivant les points du territoire,
la vue embrasse les masses montagneuses des autres mon-
tagnes du Lyonnais qui ne sont pas moins belles que celles
d'Yzeron.
   Il est probable que la rive gauche de la Brevenne fut ha-
bitée avant la rive droite, et ce, grâce à l'heureuse situa-
tion du terrain ; les indigènes de l'antique Courzieu sont en-
core plongés dans la plus complète obscurité de leur ravin
humide, que déjà alors le soleil qui passe par dessus leur
tête vient frapper en plein les coteaux bessenéens et mûrir
leurs vendanges; à la vérité, le soleil quitte Bessenay plus tôt,
maïs on recherche davantage l'exposition du levant. De
plus, la rive gauche de la Brevenne a un versant moins ra-
pide, bien plus étendu, d'une culture plus facile, ce qui
devait tenter des peuplades errantes et n'ayant pour fixer
leur demeure que l'embarras du choix. Ce qui viendrait
appuyer notre thèse, ce serait l'opinion de certaines per-
sonnes qui estiment que les noms des villages de la rive
gauche sont d'une origine plus ancienne que celle des
noms des villages de la rive droite; ces derniers portent
des noms latins ou relativement modernes : l'Argentière,
Montromant, la Palud, Sourcieux, Fleurieux, etc.
   A propos de noms, quelle étymologie peut-on raisonna-
blement donner à celui de Bessenay ? Sans doute celle qui
le fait dériver de deux mots celtiques : bosch (bois) et nax