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518 ment les peuples du Berrî, du Quercy et du Rouergue qui excellaient dans cet art. Fiorus et Pline rapportent que les Gaulois étaient habiles dans l'art de tisser, de broder et de teindre les étoffes de laine. Ils avaient inventé la charrue et le crible en tissu de crin. Les fromages du mont Lozère en Gevaudan étaient renom- més ainsi que ceux des Comtois. La boisson ordinaire des Gaulois était de l'hydromel, de l'infusion de cumin, et ils fabriquaient avec l'orge et le hou- blon une espèce de bière appelée cervoise. On tirait des vins rouges de la Ligurie , de la Gaule narbon- naise ; les vins blancs de Béziers étaient très estimés. La nation gauloise, selon Diodore de Sicile, avait un goût vif pour la parure. Le vêtement ordinaire des hommes était un pantalon large ou étroit, une chemise à manches et une veste ou casaque rayée ou brodée. Des dorures ornaient celles des nobles ; le bas peuple se couvrait d'une peau de loup ou de mouton, comme on le voit encore dans les Landes et la Basse Bretagne. L'hiver , on portait un manteau de drap de laine, Les Druides, les nobles, les officiers généraux et les fem- mes portaient des colliers, des boucles, des anneaux et des bracelets d'or. Dès le temps des Triumvirs de Rome, la Gaule était déjà parvenue à un assez haut degré de civilisation. Marc-An- toine dans le panégyrique de Jules César, dit : « Yoyez celle Gaule, qui naguères, nous envoyait les Ain- « brons et les Cimbres. Elle est cultivée aujourd'hui comme i l'Italie. De nombreuses communications sont ouvertes < « d'une extrémité à l'autre. La navigation est animée non « seulement sur le Rhône et la Saône, mais encore sur le Rhin, « la Meuse etla Loire jusqu'à l'Océan. La route par la Loire était la plus fréquentée par le com- merce de l'Océan. Là se trouvaient les comptoirs principaux des Gaules. Noviodunum (Nevers), des Edueas. Orléans (Je-