page suivante »
175 pu trouver de relatif à son sujet. Encore un point qui de- mande à être éclairci par les doctes. Il ne nous reste à essayer d'expliquer que la qualification prise par le personnage qui avait élevé le monument qui nous occupe. Appianus Augusli libertus tabularius ra- tionis ferrariarum. Nous croyons que ces mots peuvent se rendre par ceux-ci : « Appianus, affranchi de l'empereur, greffier, teneur des registres de l'impôt des mines de fer. » On sait que les Romains percevaient des impôts sur les mines. On trouve souvent dans les inscriptions des Procu- ratores metallorum. Gruter nous en offre u n e , p . DXCIVII, 7, en l'honneur d'un Procurator aurariarum. Mafféi, G ail. An- tique, seled. Epist. xiv, en cite une autre qu'il a vue à Lyon, dans une maison de Fourvières, et où il est question de deux fermiers splendidissimi vectigalis ferrariarum. Il observe à ce sujet qu'on trouve rappelé un Arcœ ferrariarum judeoo dans une inscription du château de Torigny. César nous ap- prend, continue-t-il, qu'il existait chez les Bituriges de gran- des mines de fer (magnas ferranas). Nous voyons par notre inscription lyonnaise et par une autre qui fait mention d'un ferrariarum procurator, qu'il y en avait aussi dans le Lyon- nais. S p o n , Recherch. des Antiq. p . 188, s'est tout-à -fait mé- pris en rapportant la seconde de ces inscriptions aux Fer- rarois, dont la ville et le nom n'existaient pas encore en Ita- lie. Le revenu que les Romains retiraient des mines de fer était considérable; car Tite-Live nous apprend que Caton l'Ancien , après avoir défait les Espagnols et pacifié leur pays, établit de forts impôts sur les mines de fer et d'argent (vectigalia magna ex ferrariis argenlariisque). Gruter, p . ccccxxvi, 4 , nous fait connaître une inscription de Nar- b o n n e , où on lit : Cond. ferrar. ripœ dexlrœ , que Mafféi croit pouvoir expliquer par conductor ferrariarum. Telles sont les explications que nous hasardons sur le beau et précieux monument que le hasard vient de rendre à la