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sein Lous les remèdes dont ses habitants peuvent avoir b e -
soin , el que c'est une folie d'aller chercher, à grands frais ,
dans des contrées éloignées, dans les Indes, l'Arabie et l'A-
frique., des simples inconnus et des drogues impuissantes ou
pernicieuses, et qui n'ont point été faites pour nous.
    Un autre ouvrage de Champier, intitulé : Rosa gallica, etc.;
Paris, Ascenscius, 1514, in-8°, est un recueil fort bon pour lo
temps où il a été fait, et dans lequel l'auteur a rassemblé
les sentences, les autorités et les préceptes d'Hippocrate,
sur la santé, et ceux de Galien, de Dioscoride, d'Avicenne el
de quelques autres anciens médecins. Ce sont ces livres et
deux ou trois autres relatifs aussi à la médecine, qui ont valu
à Champier les éloges de Guy Patin. Dans une de ses lettres (1),
ce spirituel écrivain l'a vengé., en passant; des injures que
J - C . Scaliger lui prodigue dans son Ata, et il a observé, avec
raison, que Champier pourrait dire de lui-même ce qu'Au-
sonne fait dire à son père :
               Et mea si nosses tempora , primus eram.
    « S'il manqua souvent de goût, on doit s'en prendre au
temps où il vivait, plutôt qu'à lui (2). » Nous citerons, du
reste, la Satire de Scaliger :
    « Si quelqu'un demande ce que c'est que ce Champier, je
r é p o n d s , mais à la manière de Scévola , en peu de mots. C'est
un ardélion merveilleux, insolent, enflé de son titre de chef-
médecin, pareequ'il est le dieu des méchants (3), car il n'y a
pas dans son esprit un grain de candeur, car faussaire, e n -
vieux et inepte, il a mis son nom aux écrits des autres, en
changeant seulement un mot, de manière que l'on recon-
naît toujours l'officine la plus barbare. Mais que sera-
ce donc s'il substitue à son nom de Champier celui de

  (1) Tom. i, pag. 241 el 245 de l'édit. de Pologne, 1692.
  (2) Biog. médicale, art. CHAMPIER.
  (5) Le mot atrorum avec archialri forme en latin un mauvais calembour»
que le français ne peut rendre.
  Après avoir été médecin de Charles VTfl cl de fouis Xft. Olnmpiev