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47 sans doute; un an après, la mort fil le reste. Il fut inhumé dans l'église des Cordeliers, où nous n'avons pu découvrir son tombeau , dit M. l'abbé Pavy (1). Clerjon a fait une mé- prise étrange, en indiquant pour l'épitaphe de Champier les vers latins qu'on lit dans la chapelle de Saint-Luc, et qui re- disent les bienfaits de Simon de Pavie. Le seul souvenir qui reste de Syrnphorien autour des Cordeliers, c'est la rue qui porte son nom, à côté de l'église, au levant, et qui aboutit de la rue Claudia à la rue Porl-Charlet. Cette grande illustration que Syrnphorien recherchait s'ac- cordait mal avec un emploi dont il était enGore pourvu à sa mort. Les registres de l'église d'Ainay nous apprennent qu'Antoine de Talaru, abbé de ce monastère, donna, en 1539, à un notaire, l'office de cuisinier, culinarius, vacant par le décès de Syrnphorien Champier. Cet office équivalait, sans doute, à celui de maître d'hôtel, et obligeait la personne qui en était revêtue à tenir registre de la dépense. Bien qu'un pareil emploi n'eût rien d'avilissant, néanmoins il n'y avait pas de quoi satisfaire des prétentions aussi exagérées que celles du docteur (2). Champier fut contemporain de sa gloire, qui n'a pu lui survivre; il écrivait trop rapidement. Habile médecin, il avait la manie plutôt que le talent de l'histoire. Le P. Niceron, qui a publié (3) le catalogue le plus exact que l'on connaisse des ouvrages de Champier, en compte jusqu'à 54, dont quel- ques-uns ont été réimprimés plusieurs fois. Deux des plus curieux sont ceux qui ont pour titre : Hortus gallicus, etc. Lugduni, 1533, in-8° de 83 pages , et Campus elysius, ibid., même année et même format de 135 pages. Champier pré- tend y prouver que la France porte abondamment dans son (1) Les grands Cordeliers de Lyon, page 77. (2) Cochard, Notice historique et statistique du Canton de Sl-Symphorien- le-Chdteau, page 137. (5) Mémoires, tome 32, pages 245-271.