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VIEUX MOTS LYONNAIS 157 de la lumière à monsieur ; éclairez l'escalier, faites delà lumière dans l'escalier. ECLAPES et ECOUPEAUX. —Pour copeaux, signifient tous deux parcelles de bois enlevées avec un instrument tran- chant, avec cette différence cependant, que les ecoupeaux sont les rubans de bois qui sortent du rabot, et les eclapes, les débris qui tombent à terre, par suite de l'équarissage d'une pièce de bois avec la hache. —Eclapes vient de éclat. — Ecoupeaux vient de couper. EDUQUER. — Pour instruire, avoir de l'éducation : un homme bien éduqué. EFFILER. — Pour affiler; effiler un couteau—par extension ce mot s'applique souvent à la langue, une langue bien effilée. EMBARLIFICOTER. — Pour embrouiller, embarrasser. — S'embarlificoter dans un récit. — Je suis tout embarlificoté. EMBUNY. — Pour nombril, et par extension ventre. Est- ce un dérivé de umbilicus ? Est-ce un composé à tambo uniti? EMINENT. — Pour imminent. — Un péril éminent. EN. — Voici une des manières caractéristiques du lan- gage lyonnais : i° Déplacement de cette proposition dans certains verbes, comme s'en aller, s'en retourner, s'en revenir, on dit : il s'est en allé, il s'est rentournè, pour s'en est allé, s'en est retourné ; 2° on l'emploie avec le verbe se rappeler, dont on fait un verbe neutre : je m'en rappelle, pour je me le rappelle; 3° la locution en ayant, défectueuse en français, puisque le verbe avoir ne prend jamais devant lui la préposition en, est commune à Lyon : en ayant soin de votre habit, il pourra durer longtemps. ENQUELIN. — Pour voisin; vient à 'inquilinus, habitant, locataire, par extension, voisin : cet homme est mon enquelin. EPOGNE. — Sorte de brioche. EQUEVILLES. — Pour balayures : chercher sa vie dans les