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I50                VIEUX MOTS LYONNAIS

d'entendre dire : J'en ai les boyes toutes remuées, pour dire :
J'en suis ému.
    BRAC. — Ce qualificatif est emprunté au chien appelé
brac qui a des allures étranges, il est synonyme de toqué :
un homme à moitié brac.
   BRAME. — Pour brème, petit poisson d'eau douce.
    BRAMER. — Pour crier, gémir : les enfants brament la
faim. — Était usité dans l'ancien français. Emprunté évi-
demment au cri gémissant du cerf.
    BRAISE. — Pour débris, morceau, miette : — il n'en est
pas resté une braise.
    BRETAGNE. — Plaque de fonte ou de fer qu'on met au
fond des foyers.
    BRIGNON. — Pour brugnon, espèce de pêche dont la peau
est lisse et la chair adhérente au noyau. C'est encore un
exemple de la substitution des voyelles.
    BRIQUE. — Pour morceau, débris : casser en mille briques.
Doit venir du verbe briser.
    BRISOJJAILLE. — N'a pas d'équivalent français, il signifie
le vol des enjeux.
    BROGER. — Pour réfléchir, méditer. Qu'avez-vous à bro-
ger dans votre coin?
    BUCLER. — Pour brûler, griller, est employé plus parti-
culièrement dans l'expression : bucler un cochon, c'est-à-
dire en brûler les soies avec de la paille.
    BUGNE. — La bugne lyonnaise est une grossière pâtisserie
qui n'existe qu'à Lyon; la pâte est roulée, réunie en cou-
ronne et jetée dans l'huile bouillante. Il y avait jadis une
rue de l'Aumône renommée pour la vente des bugnes. Il y
avait un dimanche en hiver qui s'appelait le dimanche des
bugnes. — Je ne sais pour quelle raison, ce mot au masculin,
 signifie dans un langage trivial, un chapeau.