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SOCIÉTÉS SAVANTES 93 observations sur l'action de la lumière sur les yeux et les moyens de prévenir la fatigue qu'elle peut occasionner. — Diverses observations sont présentées sur cette communication par M. Ch. André et M. Hum- bert Mollière. Séance du i$ Mai 1S94.. — Présidence de M. Valson. — M. le Pré- sident lit une notice sur la vie et les travaux de M. Henri-Joseph Sicard, ancien président de l'Académie et membre de la section des Sciences naturelles. — M. Delore présente quelques observations au sujet de la communication faite, dans la dernière séance, par M. Gobin, sur l'action de la lumière artificielle sur les yeux. Cette lumière cause de la fatigue à l'œil pour deux causes : l'intensité de la chaleur et l'inten- sité de la lumière. Les sources lumineuses dégagent toutes de la chaleur mais à des degrés divers; le gaz et le pétrole sont au premier rang; l'huile vient après; l'électricité, au contraire, en dégage très peu. Il importe donc d'atténuer la chaleur, en réduisant, au minimum, le foyer calorifique et en travaillant dans une pièce suffisamment aérée. M. Delore a obtenu de bons résultats, en atténuant la lumière du gaz, au moyen de verres teintés en bleu. Il conseille d'user d'une lumière suffisante, mais aussi faible que possible et de ménager l'incidence des rayons lumineux. Séance du 22 Mai 1894. — Présidence de M. Valson. — M. le doc- teur Ollier dépose son discours de réception : De la greffe animale. — M. Léger présente un tableau général de l'Exposition et spécialement de l'ensemble du monument. La grande coupole est un véritable chef- d'œuvre au point de vue de la construction, à raison de sa hardiesse et de sa légèreté. Elle mesure 112 mètres de diamètre à la base, et 55 mètres de hauteur. De plus, on est parvenu à diminuer considérable- ment le poids de la construction. Car, pendant qu'à l'Exposition géné- rale de 1889, ce poids, déjà amoindri, était encore de 160 kilog. par mètre carré, il n'est plus dans le monument actuel de l'Exposition lyonnaise, que de 78 kilog. pour la même surface. M. Léger ajoute ensuite quelques explications au sujet de la tour métallique de Four- vière, dont la hauteur est de 72 mètres ; et qui possède un ascenseur à tige brisée. M. Léger aborde ensuite la question de résistance du métal, pour des constructions de cette nature et surtout pour les ponts en fer. Les ponts en fonte, dit-il, construits il y a trente ans, pour le service des chemins de fer, sont déjà fortement ébranlés, et l'on n'est pas sans inquiétude pour les ponts en fer, très sensibles aux oscillations