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88          L'INDUSTRIE DE LA SOIE EN FRANCE

vant lui, semblables à ceux, issus du Bombyx texlor,
qu'il avait cultivés dans le Punjab (la peau de la che-
nille était rose pâle et comme recouverte d'un treillis
serré de lignes sinueuses de couleur noir rougeâtre).
   M. Niiya Gopal Mukerji a fait de son côté sur les
vers de l'Inde, d'après sa propre expérience et avec un
esprit pénétrant, des remarques qui conduisent à l'affir-
mation de l'unité de l'espèce. Il a donné, dans un mé-
moire sur l'origine du ver à soie (13), une description du
ver sauvage de l'Himalaya qui complète celle que nous
devons à Hutton. Ce ver sauvage à la chenille épi-
neuse est, paraît-il, en Chine (dans la Mandchourie);
nous n'en avons pas reçu d'exemplaires. Mais nous avons
obtenu de nombreux exemplaires des vers sauvages, à
la chenille non épineuse, recueillis au Japon, sur plu-
sieurs points du pays, et en Chine, dans les provinces
de Tché-kiang, de Kiang-sou, de Ngan-hoeï, de Koueï-
tchéou, de Hou-pèh, de Sse-tchouèn, de Chan-toung et
dans la Mandchourie. Nous-mème nous l'avons vu en
 1845 dans le Tché-kiang. Un ver sauvage du mûrier
à cocon blanc a été trouvé dans la Mongolie.


                                       Natalis RONDOT.




resque; le comte de Gasparin nous a fait part de cette tradition,
recueillie par lui, que le ver à soie a été apporté en Provence
par les Mores d'Espagne.
   (13) The Genesis of the Silkworm, février 1890.